/news/politics

Elizabeth May souhaite une vague verte au Québec

Nicholas De Rosa | Agence QMI

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Alors que le Parti vert du Canada connaît une montée dans les intentions de vote depuis quelques mois, sa cheffe Elizabeth May souhaite que le parti puisse faire d’importants gains au Québec.

«Je suis étonnée par la montée des verts dans les sondages et j’espère que le terrain est fertile au Québec pour la montée de verts. C’est possible d’avoir le même résultat que [l’ex-chef du NPD Jack Layton], qui a gagné en 2011 avec [la vague] orange, et j’espère voir une grande vague verte», a-t-elle mentionné en entrevue à l’émission «Dutrizac de 6 à 9» sur les ondes de QUB radio, mercredi.

Cette déclaration survient alors que les verts talonnent le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour la troisième place dans les intentions de vote. Un sondage Léger publié à la mi-juin leur accordait 11 % des intentions de vote contre 13 % pour le parti dirigé par Jagmeet Singh.

Mme May s’exprimait d’ailleurs dans un français nettement amélioré tout au long de l’entrevue, si bien que l’animateur Benoît Dutrizac a tenu à la féliciter en fin d’entretien.

Urgence climatique

Elizabeth May a d’ailleurs dénoncé l’absence des autres chefs de parti au débat sur l’urgence climatique qui se tenait à la Chambre des communes lundi. Ils étaient alors à Toronto dans le cadre du défilé de victoire des Raptors.

«La question de l’urgence climatique est vraiment la question la plus importante pour notre génération. [...] C’était vraiment bizarre de parler de l’urgence climatique dans un Chambre presque vide parce que tout le monde était à Toronto», a-t-elle relaté.

La cheffe du Parti vert s’est également indignée face à l’approbation de l’expansion du pipeline Trans Mountain par le gouvernement Trudeau un jour après qu’il ait déclaré le pays en état d’urgence climatique.

«Quand nous décidons que nous sommes dans une urgence climatique, nous devons éliminer les énergies fossiles. [...]Ce n’est pas facile, mais on doit devenir plus courageux», a-t-elle plaidé.

Mme May a répondu à l’affirmative quand Benoît Dutrizac lui a demandé si elle croyait que Justin Trudeau était un faux écologiste.