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Le gourou d'une secte d'esclaves sexuels reconnu coupable

Agence France-Presse 

Capture d'écran YouTube

Le gourou américain Keith Raniere a été déclaré coupable mercredi par le jury d'un tribunal fédéral de Brooklyn de tous les chefs d'accusation liés à son groupe, qui lui permettait d'entretenir un harem d'esclaves sexuelles.

Cet homme de 58 ans était poursuivi pour trafic sexuel, extorsion, association de malfaiteurs, menaces, ainsi que corruption de mineur.

Ces pratiques étaient dissimulées derrière une organisation baptisée Nxivm (prononcée Nexium), fondée en 2003, dont le but officiel était de dispenser des formations pour un meilleur accomplissement personnel.

Dès les débuts, ce personnage charismatique à la longue chevelure a entretenu un cercle de 15 à 20 femmes sous influence avec lesquelles il avait des relations sexuelles à son gré. L'une d'entre elles était âgée de 15 ans seulement.

Lors d'un procès de six semaines, l'accusation a dépeint Keith Raniere en manipulateur, usant de ressorts psychologiques classiques pour maintenir ses ouailles sous influence.

Il s'appuyait aussi, selon l'enquête, sur un réseau de femmes de confiance qui recrutaient pour lui d'autres femmes destinées à avoir des relations sexuelles avec lui.

Durant le procès, la défense de l'accusé a tenté de faire la distinction entre moralité et légalité quant au comportement de Keith Raniere.

Le principal avocat du gourou, Marc Agnifilo, a concédé que les moeurs de Keith Raniere pouvaient apparaître plus que douteuses aux membres du jury, mais rappelé que cela n'en faisait pas pour autant un criminel.

Celui qui se faisait appeler «Vanguard» a toujours affirmé que les relations sexuelles avec les membres de la secte étaient consensuelles.

Six personnes étaient initialement poursuivies par la justice, mais les cinq coaccusées de Keith Raniere ont, l'une après l'autre, plaidé coupable et évité le procès.

Une seule d'entre elles a finalement témoigné durant le procès, mais l'actrice Allison Mack et l'héritière de l'empire des spiritueux Seagram, Clare Bronfman, qui avaient toutes deux plaidé coupable, n'ont pas été citées.