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Accident de travail mortel sur le site d'un garage municipal

Dominique Lelièvre | Journal de Québec 

Le travailleur d’un sous-traitant de la Ville de Québec, âgé de 35 ans, est décédé après avoir été heurté mercredi par des tuyaux de fonte sur le site d’un garage municipal dans l’arrondissement de Charlesbourg.

Le drame s’est produit un peu avant 14 h dans des installations municipales récentes situées au boulevard Jean-Talon Ouest.

Selon le Service de police de la Ville de Québec et la Ville de Québec, l’employé de la compagnie Remorquage Auclair supervisait le chargement de lourdes conduites sur son véhicule, lorsque, pour une raison encore inconnue, le contenu de la chargeuse se serait déversé sur lui.

«Lors des manœuvres de manutention, les tuyaux en fonte auraient malheureusement percuté le travailleur. Celui-ci serait ensuite tombé au sol», dit Sandra Dion, porte-parole du SPVQ.

Le travailleur a été transporté d’urgence dans un centre hospitalier où son décès a été constaté. Quant à lui, l’opérateur de la chargeuse a été traité pour un violent choc nerveux.

Choc

L’accident a laissé sous le choc et avec beaucoup de questions les employés du garage municipal.

«C’est sûr que c’est plate. On ne veut pas que ça arrive. C’est un gars qui ne faisait que travailler. Il doit avoir une famille», a laissé tomber l’un d’eux, Hugo Doyon.

«On était sur un chantier. On a entendu dire qu’il y a eu un accident dans la cour», a ajouté l’un de ses collègues.

Le directeur des travaux publics de la Ville de Québec, Marc Croussette, a insisté pour dire que «c’est un accident de travail». «Ce n’est pas un employé de la Ville», a-t-il ajouté, disant ne pas avoir d’autre commentaire à émettre pour le moment.

Dans un communiqué, la Ville de Québec a offert «ses plus sincères condoléances à la famille et aux collègues» du travailleur décédé. Elle a voulu rappeler que «la santé et la sécurité au travail constituent une valeur fondamentale de l’organisation.»

Enquête

La police de Québec et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) enquêtent conjointement pour faire la lumière sur les événements.

Les témoignages recueillis par le SPVQ laissent croire aux enquêteurs qu’il n’y aurait pas d’incidence de nature criminelle, à première vue, dans ce dossier.

-Avec la collaboration de Valérie Bidégaré