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Inquiet pour des détenues, un député se fait refuser l’accès à la prison Leclerc

François Cormier | TVA Nouvelles

Préoccupé par les conditions de détention à l'établissement Leclerc de Laval, le député solidaire Alexandre Leduc revient à la charge auprès du gouvernement Legault et réclame une visite dans le but d'inspecter la prison.

Devant le refus de la ministre Geneviève Guilbault, l'élu a envoyé une lettre à ses collègues Isabelle Charest (Condition féminine) et Sonia LeBel (Justice).

«Il y a des allégations d'infestation de rats, d'insalubrité, des fouilles à nu, de manque de chauffage. Ce n'est pas digne d'un État québécois», s'insurge Alexandre Leduc.

 

«Ça mérite vérification. Nous pourrions organiser une délégation avec des gens de la société civile, avec d'autres partis d'opposition et avec la ministre.»

Une mise en demeure envoyée à l'établissement le 30 avril 2019 fait état de problèmes d'accès à l'eau potable, d'infestation de mouches dans les douches et de fouille à nu générale pour tout un secteur.

«Depuis l'arrivée de notre cliente à la détention, elle n'a jamais eu accès à un oreiller. Bien que plusieurs demandes aient été formulées, les agents du secteur lui indiquent qu'il n'y en a plus», écrit l'avocate Mélanie Martel dans le document dont TVA Nouvelles a obtenu copie.

En 2016 et en 2017, le Protecteur du Citoyen a dénoncé des lacunes dans des établissements de détention, notamment à la prison Leclerc. Selon nos informations, le bureau du Protecteur du Citoyen était à nouveau de passage dans cet édifice mercredi.

Le bureau de la ministre Geneviève Guilbault a décliné notre demande d'entrevue. Son cabinet nous indique qu'un député ne peut pas entrer dans un tel établissement pour des raisons de sécurité et que des travaux de 20 millions ont été réalisés depuis que Québec a pris possession de l'édifice, auparavant sous juridiction fédérale.

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