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Les organisations patronales se réjouissent des ententes sur la formation de la main-d’œuvre

Agence QMI

Ottawa et Québec ont annoncé jeudi des ententes permettant le transfert au gouvernement du Québec de près de 5,4 milliards $ d'ici 2023 pour la formation de la main-d’œuvre, ce qui a réjoui plusieurs organisations patronales.

Après d’intenses négociations, deux ententes ont été conclues entre les deux gouvernements: l’une sur le développement du marché du travail (environ 4,2 milliards $) et l’autre sur le développement de la main-d'œuvre (1,2 milliard $).

Environ 240 000 travailleurs québécois devraient bénéficier, estiment Ottawa et Québec à propos de ces ententes comprenant des investissements supplémentaires d'environ 680 millions $ pour les années 2017 à 2023.

Selon Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), il s’agit d’un important gain pour le Québec. «On souhaite que ces sommes mènent à l’augmentation des compétences de base des travailleurs afin qu’ils aient l’occasion de s’adapter à l’évolution des technologies et aux besoins des manufacturiers», a souligné Véronique Proulx, PDG de MEQ, dans un communiqué.

Mme Proulx a ajouté que «les formations doivent viser des compétences permettant aux manufacturiers d'augmenter leur productivité. Nous souhaitons que cet investissement renverse la vapeur et qu’il donne aux entreprises l’occasion de prendre le virage 4.0, virage qui tarde, faute de main-d’œuvre».

De son côté, le Conseil du patronat du Québec a noté qu’en regroupant trois ententes déjà en vigueur, l’Entente sur le développement de la main-d’œuvre (EDMO) va permettre de considérablement réduire la lourdeur administrative tout en rendant plus accessible des mesures destinées aux populations sous-représentées sur le marché du travail.

«Toutefois, nous espérons que les critères d’admissibilité seront adaptés à la réalité du Québec, a-t-on expliqué par communiqué. Par exemple, certaines mesures ne devraient pas se limiter aux régions où le taux de chômage est élevé, car il y en a de moins en moins dans la province.»