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Simulation d'une mission aérienne des Forces armées canadiennes

Jean Houle | TVA Nouvelles 

Un avion de type Dash-8 a quitté Bagotville ce midi pour une mission en plein territoire ennemi. Il s'agissait en fait d'une simulation.

«C'est un avion d'entraînement, explique le Major David Belley, instructeur des officiers des systèmes de combats aériens. Aujourd'hui, la difficulté est qu'il y a beaucoup de lacs près les uns des autres. Et nous volerons à basse altitude, ce qui va créer de la turbulence.»   

La mission doit durer environ 75 minutes. Dans les faits, les alliés fictifs sont situés près du réservoir Pipmuakan, à 150 kilomètres de Chicoutimi. À bord, le chef de mission Stéphane Bouchard dirige les opérations, le regard fixé sur son écran. Un autre officier est chargé d'opérer le radar, concentré sur le sol: obstacles naturels et base ennemie, entre autres.

Quand l'avion survole la zone ennemie, le chef demande à son équipage de redoubler de vigilance. 

«Être prêt à réagir en cas d'attaque d'un missile sol-air, précise le capitaine Bouchard. Quand nous serons prêts à larguer, chaque membre devra regarder par le hublot en cas de danger, et aussi pour s'assurer que le colis est bien rendu.»

L'appareil vole à 4500 pieds d'altitude. À l'approche de la cible, il faudra descendre, larguer, et ensuite remonter en vitesse, «afin de sortir du danger», rappelle le chef.

Objectif en vue, l'ordre est donné en anglais: «Drop!»

Le bouton rouge est activé... et au bout de quelques secondes, le capitaine lève le pouce.

«Mission accomplie! Bonne cible, bonne hauteur, bonne vitesse, sans problème.»

Une quarantaine d'étudiants suivent la formation des officiers des systèmes de combats aériens chaque année. Ceux qui réussissent passent ensuite aux appareils plus performants.