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Gérald Larose honoré par l'Académie française

Agence QMI

Sébastien St-Jean / Agence QMI

L’ex-président de la CSN Gérald Larose sera honoré en décembre par la prestigieuse Académie française à Paris pour son implication «pour la défense du français dans la société québécoise».

L’Académie française a annoncé jeudi que le syndicaliste et militant souverainiste de longue date se verra décerner au mois de décembre le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises, créé en 1960 pour honorer «des personnalités françaises ou étrangères ayant rendu à la langue et aux lettres des services particuliers».

Joint samedi en France, où il s’était rendu pour une toute autre raison, une activité reliée à l’économie sociale et solidaire, M. Larose a dit avoir été «surpris» en apprenant la nouvelle par courriel.

Il s’est dit «très honoré» qu’on reconnaisse sa contribution pour la défense et la valorisation de la langue de Molière.

«Je suis agréablement ravi qu’on m’ait accordé cette [reconnaissance]», a-t-il précisé en entrevue à l’Agence QMI, expliquant que c’est le 5 décembre qu’il recevra sa Médaille de vermeil, sous la coupole de l’Académie.

Titulaire d'une maîtrise en théologie (1971) et d'une maîtrise en service social (1973) de l'Université de Montréal, Gérald Larose a été pendant 16 ans (1983-1999) président de la CSN (Confédération des syndicats nationaux). Il enseigne depuis 1999 à l'École de travail social de l'UQAM.

En 2000, c’est à lui qu’a été confiée la présidence de la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec.

Deux décennies plus tard, Gerald Larose reste optimiste sur la question de la langue française au Québec, mais «en même temps, je commande la vigilance», a-t-il précisé.

«On ne peut pas se reposer sur nos lauriers, a-t-il dit. C’est un combat de tous les jours.»

Il a donné l’exemple de la loi 101, qui croit-il, est un outil pas une fin. «Il faut maintenir le combat au niveau quotidien», a-t-il ajouté, parlant d’un «combat de justice sociale». «Rien n’est acquis», a-t-il précisé.

Selon Gérald Larose, «le français est une langue majeure qu’il faut non seulement protéger, mais promouvoir tous les jours».

«Se battre pour le français, c’est contribuer à la richesse du monde», a-t-il évoqué en rappelant que la langue française est la seconde langue présente sur l’ensemble des continents et dans les organismes internationaux.