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Sébastien Benoit, l’homme à tout faire

Hélène Fleury | Agence QMI

Quelle carrière! Quel homme! Sébastien Benoit ne cesse de nous surprendre. Qui eût cru qu’on le verrait animer avec brio l’émission «La poule aux œufs d’or» après 25 ans de carrière? On a d’ailleurs récemment souligné cet anniversaire à l’émission. Voici sept émissions phares qui célèbrent sa longévité au petit écran.

Sébastien n’est pas qu’un homme de télévision. Il est aussi un homme de radio. Mais pour l’instant, penchons-nous sur quelques-unes des différentes animations qu’il a proposées au petit écran, alors qu’il a commencé sa carrière télévisuelle en 1994 comme chroniqueur à Télé-Québec.

Comme il le disait lui-même à Marc-André Lemieux du «Journal de Montréal», en avril 2012: «On me dit souvent que j’ai un "timer" dans le cul! Je sais toujours combien de temps il me reste avant mon prochain segment. Ça vient de mon expérience à la radio. J’ai de l’empathie envers les gens. C’est très important quand tu animes un quiz; tu veux que les téléspectateurs s’attachent aux concurrents.»

C’est une des principales raisons de son succès. Le sens du «timing». Aucun doute, Denise Filiatrault, directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert, l’apprécierait grandement s’il était comédien.

Quelques étapes de son parcours

-Reporter à «Flash», émission culturelle quotidienne de TQS (devenu V) de 1995 à 2000. C’est dans cette émission que le public apprend à le connaître.

-Animateur de la version québécoise de l’émission française «La fureur», de 2003 à 2007, à Radio-Canada, après le départ de Véronique Cloutier. Il déclarait à «Échos Vedettes» à ce sujet en janvier 2008: «De savoir que ma gang du samedi soir est démantelée, ça m’attriste beaucoup. En cinq ans, on vit des choses ensemble: des amours, des ruptures, des naissances... C’est sûr qu’on peut trouver le moyen de se rencontrer, mais tout le monde sait comment ça marche. C’est rare qu’il se passe vraiment quelque chose», déplorait-il. Il ajoutait: «Je suis content d’avoir réussi à faire durer l’émission aussi longtemps, même si
on me prédisait le contraire.»

-Animateur de la version québécoise du jeu télévisé américain «Pyramide», de 2008 à 2011. Il mentionnait à «Échos Vedettes»
en 2009: «Les contrats
aux trois, six, neuf mois,
on ne sait jamais s’ils
seront renouvelés. Il
y a toujours des
périodes de doute, un stress, même si,
le 6 juin dernier, ç’a fait 15 ans que je
travaille à la télévision. À la fin de
février ou au début
de mars, on a le goût
de recevoir des appels de confirmation. Mais j’ai choisi ce métier et j’ai accepté qu’il vienne avec sa part d’incertitude». Il rappelait ainsi l’instabilité qui règne dans le milieu des communications. Sur une note plus joyeuse, il confiait à un autre moment: «Quand j’étais enfant, je regardais cette émission avec ma grand-mère quand elle me gardait chez elle. C’est comme ça que j’ai appris à parler anglais. Ça m’a donc amusé quand on m’a offert de l’animer.»

-Animateur de «Génération», à Musimax, en 2014. Il déclarait au magazine «TV Hebdo» en mars 2013: «Je suis un "tripeux" des années 1980. Musicalement, c’est ma décennie favorite. Il y avait de la bonne pop avec Phil Collins et Cyndi Lauper et, en même temps, il y avait toute la vague alterno avec The Cure, Depeche Mode, etc. C’est aussi très émotif pour moi. Je suis né en 1972, alors cette décennie, c’est aussi celle de mes premiers "partys" de sous-sol et de mes premiers "frenchs". On se mettait les cheveux en "spikes" comme Corey Hart, parce qu’on le trouvait tellement hot!»

-Animateur de l’émission «Le Fanatik», à TVA Sports. En février 2015, il confiait: «Le mot signifie l’“amoureux du sport”. Moi, je voulais qu’il soit clair que je ne suis pas un journaliste sportif, même si j’en connais beaucoup sur le sport. Je peux me permettre des commentaires plus biaisés. J’aime commencer un projet au début. On me laisse aller, y compris dans la manière de m’adresser aux collaborateurs. Le ton, je l’assume entièrement.»

-Animateur de «Coups de Food», à Zeste, depuis 2015. Voici ce qu’il disait au sujet de sa future émission où il devait recevoir une personnalité chaque semaine: «Nous visitons, bien sûr, des restaurants, mais aussi des épiceries fines, des pâtisseries, des boulangeries. Ensuite, nous jasons de bouffe autour d’une bonne table. Ces conversations révèlent souvent des choses étonnantes sur l’invité.»

-Animateur de «La poule aux œufs d’or», il prend la place de Guy Mongrain qui a pris sa retraite. Le 6 août 2018, Sébastien déclarait au «Journal de Montréal»: «En allant à TVA, j’ai remarqué à quel point "La poule", c’est spécial. C’est quelque chose de profondément ancré dans le cœur des gens. Nous allons en prendre soin.» Dès la première émission, le gros lot de 150 000 $ a été remporté. «Julie m’avait averti: le choc d’adrénaline est vraiment impressionnant! Des vies sont transformées de manière importante avec "La poule...". D’être la courroie de transmission de tout cet argent, de tout ce bonheur, c’est extraordinaire! Il y a tellement de mauvaises nouvelles dans notre monde, de vivre de telles émotions par procuration, je le prends à bras ouverts.» Dès septembre, on retrouvera Sébastien et sa coanimatrice, Julie Houle.