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Le sous-financement blâmé pour le mauvais état des routes

Agence QMI

Le manque de fond pour entretenir les routes du Québec et les choix du ministère des Transports (MTQ) sont pointés du doigt par l’industrie pour expliquer le piètre état des routes du Québec.

Tel qu’exposé dans les derniers jours par une série d’articles, les routes québécoises ont besoin d’importants travaux. En 2018, pas moins de 50 % des routes sous l’égide du MTQ étaient en mauvais ou très mauvais état, selon les données du ministère.

Le président de l’organisation Bitume Québec, qui regroupe des entrepreneurs et fournisseurs de produits pour les routes, blâme le sous-financement pour expliquer la situation actuelle. «Depuis 2002, on dit qu’on est en déficit d’entretien», a évoqué Martin Pelletier, dimanche matin, en entrevue sur les ondes de LCN.

Selon le «Journal», le déficit d’entretien atteint maintenant 16 milliards $, en hausse de 5 milliards $ au cours des cinq dernières années, et ce, malgré un investissement record de 2,5 milliards $ prévu par Québec pour l’entretien des routes en 2019-2020.

«On fait beaucoup de travaux palliatifs, de courte durée», a toutefois déploré M. Pelletier, qui estime que plusieurs routes ont davantage besoin de travaux majeurs, par exemple de fondation et de drainage, que d’un simple resurfaçage qui ne durera pas.

Le représentant de l’industrie réclame la tenue d’un forum national réunissant des acteurs de l’industrie et du gouvernement pour déterminer comment il serait possible d’améliorer l’état des routes. «L’expertise est là au Québec. On a des firmes de génie qui connaissent ce qu’elles font, on a d'excellents entrepreneurs., on a de très bons produits. Il s’agit simplement de mettre ça ensemble et de faire les choses de la bonne façon», a-t-il assuré.

«Il va falloir qu’on arrête de dire que c’est juste la faute des entrepreneurs», a aussi plaidé le président de l’organisation.

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