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«On veut retrouver notre petit bonhomme et le ramener avec nous»

TVA Nouvelles

L’attente est insoutenable pour les proches du jeune qui a sombré samedi midi dans la rivière Jacques-Cartier, à Pont-Rouge, et qu’on ne parvient toujours pas à retrouver.

«On veut retrouver notre petit bonhomme et le ramener avec nous», lâche Karen Martin, marraine du baigneur disparu. «On va le ramener avec nous, on ne sait pas combien de temps ça va prendre, mais on veut le ramener. Peut-être pas vivant, non, c'est sûr, mais je veux remettre le petit bonhomme à ma soeur.»

Les recherches ont été interrompues dimanche soir vers 19 h après avoir repris en matinée à Pont-Rouge. La Sûreté du Québec a annoncé qu'elle reprendra l'opération lundi matin. La zone de recherche s’étend maintenant sur huit kilomètres entre Pont-Rouge et Donnacona.

Les différentes vérifications sont menées par des plongeurs et des embarcations, mais aussi sur les berges de la rivière avec des véhicules tout terrain.

L’hélicoptère de la Sûreté du Québec (SQ) a été déployé sur place pour aider les secouristes, car il leur est difficile de longer les berges escarpées de la rivière.

«On a besoin d'aide, demande Mme Martin. Les gens qui font du quatre-roues, qui font du kayak, venez à Pont-Rouge, sur la rivière Jacques-Cartier, nous aider.»

La SQ demande aux bénévoles de se présenter aux policiers pour s’enregistrer en raison de la dangerosité du secteur.

Saut dans la rivière

L'homme de 23 ans a été incapable de remonter à la surface après avoir sauté dans la rivière en début d'après-midi.

Il était tout près de la centrale McDougal, appelé le secteur les Galets.

Il semble qu'il ait été emporté par les flots et qu'il n'ait pas été en mesure d'attraper une corde qui aide les baigneurs à sortir de l'eau.

Plusieurs témoins ont été rencontrés par les policiers en lien avec cet événement.

«Les gens sont téméraires»

Le maire de Pont-Rouge, Ghislain Langlais, a indiqué en entrevue qu’il est difficile d’empêcher les gens de se baigner même si c’est interdit.

«Nous ne sommes pas propriétaires du terrain du bas de la rivière, c’est le ministère. Nous avons quand même mis des pancartes pour sensibiliser les gens des dangers de noyade, etc.», a-t-il dit.

«Ce n’est pas évident. Les gens sont téméraires. Ils continuent d’aller dans l’eau de toutes les façons.»

Dimanche, seuls les membres de la famille et les équipes de recherche avaient la permission de descendre dans le secteur des Galets.