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Pont Samuel-De Champlain : «On dirait que Montréal nous tend la main»

TVA Nouvelles

Le ministre fédéral de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, ne manque pas de mots pour décrire sa fierté devant le nouveau pont Samuel-De Champlain, qu’il espère voir rayonner à travers le monde.

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«On entre dans le 21e siècle, on entre dans la métropole du Québec», lance le ministre depuis le tablier nord du nouveau pont, qui accueillera lundi matin ses premiers automobilistes.

«Demain, les gens vont pouvoir admirer les haubans, admirer ce qui a été fait. Moi je suis très fier», poursuit M. Champagne.

Et il y a de quoi l’être. C’est un chantier historique qui se conclut partiellement lundi, avec l’aide de plus de 2000 travailleurs dont le ministre a tenu à souligner le travail.

«Ils ont fait ça beau temps, mauvais temps, sept jours par semaine, 24 heures sur 24. Je l’ai toujours dit, ce sont les grands héros de ce chantier, c’est l’expertise québécoise, c’est le génie québécois à l’œuvre.»

Une architecture «à notre image»

Construit au coût de plus de 4 milliards de dollars, le pont Samuel-De Champlain n’a pas fait l’objet d’un concours international d’architecture, comme certains l’auraient souhaité. Mais pour le ministre Champagne, les automobilistes constateront par eux-mêmes la beauté du pont et de son point de vue inégalable sur le panorama de la ville.

«On dirait que Montréal nous invite, on dirait que Montréal nous tend la main, dit-il. Quand je regarde des deux côtés du pont, son architecture, le travail, c’est vraiment, je pense, à notre image.»

Selon lui, le pont a le potentiel de devenir l’«infrastructure signature» de la métropole, à l’image du Golden Gate pour San Francisco ou du pont de Brooklyn.

«J’espère que le pont Samuel-De Champlain – qui a traversé plus de 20 fois, à son époque, l’Atlantique – sera aussi emblématique de Montréal et qu’on se rappellera de nous à travers le monde avec ce pont-là», rêve le ministre.

N’empêche, l’objectif a toujours été de construire une infrastructure «durable» — le nouveau pont doit avoir une durée de vie de 125 ans – afin d’«éviter de jouer dans le même film» que celui de l’actuel pont Champlain.

«C’est pour ça qu’en décembre, j’ai été voir les Montréalais et Montréalaises pour leur dire que ça allait nous prendre quelques mois de plus, souligne-t-il. On ne voulait pas compromettre l’imperméabilisation de la structure ni l’asphaltage.»

Après la visite du ministre Champagne dimanche, ce sera au tour des automobilistes du Grand Montréal de pouvoir admirer, lundi, la vue de la métropole depuis le pont Samuel-De Champlain.

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