/news/society

L'astronaute David Saint-Jacques de retour sur Terre

Agence QMI

La capsule Soyouz transportant l'astronaute québécois David Saint-Jacques s'est posée comme prévu dans les steppes du Kazakhstan lundi soir, à 22 h 47, avec quelques secondes d'avance, mettant ainsi fin à son séjour de 204 jours à bord de la Station spatiale.

L'atterrissage s'est déroulé comme prévu et en «douceur», a affirmé la NASA. Les équipes de récupération ont atteint la capsule quelques minutes après son atterrissage et ont indiqué que l'équipage semblait en parfaite santé. David Saint-Jacques a paru affecté par un léger malaise à son retour, mais il a rapidement été pris en charge par l'équipe médicale sur place afin de reprendre du mieux.

Depuis son départ le 3 décembre dernier, David Saint-Jacques a passé près de sept mois dans la SSI, faisant ainsi le tour de la Terre 3264 fois et parcourant environ 139 millions de kilomètres, en orbite à 408 kilomètres d'altitude. Il s'agit du plus long séjour dans l'espace pour un astronaute canadien.

 

Le retour s’annonçait éprouvant pour David Saint-Jacques et ses coéquipiers, l'Américaine Anne McClain et le cosmonaute Oleg Kononenko. Après s'être détachée de la SSI, la capsule Soyouz a dû effectuer un voyage d'environ 3 heures et demie afin de se poser.

Au travers de ce court périple, le vaisseau russe a dû traverser l'atmosphère terrestre, une étape dangereuse au cours de laquelle le bouclier thermique de la capsule doit résister à une température pouvant atteindre jusqu'à 2000 °C.

En raison de l'accélération qui exerce une immense pression sur le corps des astronautes, ceux-ci peuvent être pris de nausées et avoir des troubles de vision au moment de la rentrée dans l'atmosphère.

Malgré le parachute qui équipe la capsule et les fusées qui s'activent brièvement quelques ètres avant de toucher le sol, l'impact s'annonçait brutal. Celui-ci est comparé par certains astronautes à un accident de voiture.

Réadaptation

Malgré son retour sur Terre, David St-Jacques n'en aura pas fini pour autant avec sa mission spatiale. D'abord, l'astronaute devra se réhabituer à la gravité, lui qui a passé près de sept mois en apesanteur.

«C’est très difficile de se réadapter à la gravité, c’est quelque chose que tous les astronautes appréhendent. Il y a beaucoup d’effets, notamment le sens de l’équilibre qui est affecté», a expliqué Isabelle Tremblay, directrice des astronautes, des sciences de la vie et de la médecine spatiale à l’Agence spatiale canadienne, en comparant la sensation à un mal de mer «vraiment intense».

Cette période de réadaptation devrait s'échelonner sur plusieurs mois, au cours desquels l'astronaute sera suivi de près. Divers tests seront aussi effectués pour analyser comment son corps s'adapte à son retour sur le plancher des vaches.

Dans la même catégorie