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Un beau défilé pour les couche-tard

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Les familles présentes au défilé de la Fête nationale, lundi soir à Montréal, ont trouvé que l’événement avait lieu à une heure tardive pour les enfants, mais qu’il était somme toute réussi sur le plan artistique.

«Quand j’ai appris que c’était aussi tard, je me demandais si j’allais rester jusqu’à la fin avec mes deux enfants», a déploré Pierre Desbiens, 41 ans.

Même ses enfants, Milka et Naolan, qui ont respectivement 9 et 10 ans, sont restés surpris de l’heure tardive des festivités, a confié le père de famille.

«Moi, je suis en vacances. Pour ceux qui travaillent demain [mardi], c’est un peu plate», a-t-il ajouté.

«Ma fille se couche à 19 h 30 d’habitude. On a fait une exception», a lancé Véronique Galland, mère de la petite Anaïs, 6 ans, qui pensait également que le choix de l’heure laissait à désirer.

 

Rythme lent

Intitulé «Le Québec à la belle étoile», le célèbre défilé, qu’on voulait en soirée pour créer une ambiance nocturne, comprenait huit tableaux afin de brosser le portrait global de la province. Celui-ci a débuté aux alentours de 21 h et devait durer 45 minutes, sur la rue Saint-Denis dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Les quelque 200 artistes partaient de la rue Boucher pour terminer leur marche à la rue Cherrier, 2 km plus loin.

«Les scènes ont mis du temps à s’enchaîner et à prendre un rythme intéressant, a jugé Quentin Schrub, 27 ans. Par contre, il y a un réel effort artistique.»

Hommage aux Franco-ontariens, aux cabanes à sucre, aux bucherons, aux feux de camp, aux orignaux et à la fête, notamment : l’originalité n’a pas laissé les spectateurs en reste.