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«Ce n’est pas une nouvelle réjouissante» pour les travailleurs de Bombardier

TVA Nouvelles

Une page d’histoire se tourne pour Bombardier, qui vend son programme d’avions régionaux à la multinationale japonaise Mitsubishi.

L’entreprise indique que 300 emplois seront conservés à l’usine de Mirabel, dans les secteurs de la maintenance, de l’ingénierie et du service après-vente. C’est donc dire que 400 emplois sont à risque.

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L’avionneur québécois a toutefois tenté de se faire rassurant, mardi matin, en disant qu’elle tenterait de relocaliser ces travailleurs au sein de l’entreprise ou avec Airbus d’ici un an et demi.

L’annonce a suscité de vives inquiétudes parmi les employés, qui ne savent pas encore s’ils continueront à travailler pour cette compagnie dans 18 mois.

«Ce n’est pas une nouvelle réjouissante, on s’entend», a lancé le président du Syndicat des machinistes de Bombardier à Mirabel, Yvon Paiement.

Les rumeurs qui circulaient ces derniers temps leur avaient déjà mis la puce à l’oreille. «On a vu le résultat ce matin», a-t-il poursuivi.

M. Paiement dit qu’il n’entend toutefois pas baisser les bras. «Je m’attends à ce que nos gens soient relocalisés, et on va tout faire pour parler à l’employeur parce qu’on a du temps devant nous autres. On va parler à l’employeur pour trouver des solutions», a-t-il assuré.

La production des avions CRJ devrait s'achever au cours du second semestre de 2020, une fois livrés les avions CRJ du carnet de commandes actuel.

À travers le monde, 1600 personnes travaillent sur la série CRJ, 1200 conserveront leur emploi.

À ce jour, 1300 avions du programme CRJ sont toujours en vol.

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