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Un pas de plus vers un train à grande fréquence Québec-Toronto

Agence QMI

Le gouvernement fédéral injecte 71 millions $ dans des travaux pour examiner de façon approfondie le projet de train à grande fréquence reliant Québec à Toronto.

VIA Rail souhaite disposer de voies réservées aux trains de passagers afin de rendre des trajets plus rapides que ne le permet actuellement le partage des rails avec des trains de marchandises. Le projet de corridor ferroviaire Québec-Toronto est source de discussions depuis plus de 25 ans.

«Notre gouvernement soutient un réseau ferroviaire moderne destiné au service voyageur qui a le potentiel d’accroître la fiabilité, la fréquence et le service et d’assurer la rapidité des déplacements dans le corridor Québec-Toronto», a déclaré mardi le ministre des Transports Marc Garneau dans un point de presse à Trois-Rivières, qui se trouve sur le tracé proposé par VIA Rail.

L’enveloppe de 71 millions $, partagée entre la Banque de l’Infrastructure du Canada et VIA Rail, doit servir à la mise sur pied d’une équipe conjointe. Cette dernière sera chargée d’examiner l’acquisition de terrains nécessaires au projet et d’effectuer l’analyse technique, financière et commerciale de celui-ci.

Ces études serviront à orienter le fédéral dans sa décision finale d’aller de l’avant ou non avec le projet, a précisé le ministre de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, qui était aussi présent lors de l’annonce.

«Déterminer la viabilité d’un train à grande fréquence est d’une importance primordiale pour le gouvernement du Canada. La Banque de l’infrastructure du Canada et VIA Rail Canada contribuent à cette prochaine phase des travaux de planification et de préparation de l’approvisionnement grâce à l’expertise inestimable qu’elles apportent», a-t-il dit.

Le projet tel que proposé, évalué à quatre milliards $, permettrait de relier l’aéroport Jean-Lesage de Québec à Toronto, en passant par Trois-Rivières, Montréal, Ottawa, Smith Falls et Peterborough.

Le député fédéral de Trois-Rivières, le néo-démocrate Robert Aubin, s’explique mal pourquoi le gouvernement Trudeau n’y est pas allé directement d’une annonce de mise en chantier.

«Comme il n’y avait pas un mot dans le budget [sur le train] on s’attendait évidemment à ce qu’il y ait une annonce en période électorale ou bien préélectorale», a-t-il dit en entrevue avec l’Agence QMI.

Les études annoncées par le fédéral signifient selon lui qu’il faudra encore attendre au moins six ans avant que le train à grande fréquence ne voie le jour.

«On est encore dans une forme de période d’étude dont l’issue n’est pas garantie», a-t-il ajouté en soulignant que le fédéral pourrait toujours décider de ne pas aller de l’avant.

En 2018, environ 72 % des passagers de VIA Rail Canada ont effectué un trajet sur le corridor Québec-Toronto.

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