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Plus de 200 ménages toujours sans logement au Québec

TVA Nouvelles 

Au moins 220 ménages locataires n’ont toujours pas de logement en vue du 1er juillet, indique le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). La Ville de Montréal, où la moitié de ces ménages se trouvent, affirme néanmoins qu’il n’y a pas de «crise du logement».

À Montréal, 106 ménages sont toujours en recherche d’un logement. À Gatineau, au moins 46 sont dans la même situation, 18 à Québec, 16 à Sherbrooke, une vingtaine en Montérégie et une dizaine dans le Centre-du-Québec.

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Ces logements disponibles sont souvent hors de prix et le FRAPRU demande au gouvernement du Québec de financer des mesures d’aide d’urgence pour aider les ménages à payer les logements disponibles. Il réclame également un investissement dans le logement social, coopératif et sans but lucratif.

Selon Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, des familles ont trouvé une solution avant le 1er juillet, mais devront vivre dans un logement trop petit.

Une pénurie de logements locatifs, selon la CORPIQ

La pénurie de logements locatifs dans la région montréalaise est réelle selon la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).

Cette association estime que le taux d'inoccupation des logements est de seulement 1,9 % à Montréal, de 1,8 % à Laval, ainsi que de 1,3 % en Montérégie, d'après un sondage qu’elle a réalisé auprès de 1286 propriétaires ou gestionnaires immobiliers d’environ 42 000 logements dans la province.

D’après la CORPIQ, cette situation s’explique par une bonne création d’emplois, les prix élevés qui retardent l’accès à la propriété, l’immigration, la tendance grandissante à vouloir vivre seul et le fait que le loyer moyen augmente moins rapidement que le revenu net.

Elle note aussi que des logements ne sont plus loués parce qu’ils sont repris par les propriétaires occupants, convertis en copropriétés ou transformés en hébergement touristique.

«On voit de plus en plus de petits propriétaires de logements qui considèrent que le peu de droits dont ils disposent face à leurs locataires accentue des problèmes dont ils n'ont plus envie de s'occuper. Pour améliorer leur qualité de vie et lorsqu'ils peuvent se le permettre, certains finissent par garder vacant leur haut de duplex, par exemple», a mentionné le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette, par communiqué.

Ce regroupement de propriétaires estime que le taux d’inoccupation est problématique dans d’autres régions comme en Outaouais (0,9 %), dans le Centre-du-Québec (1,6 %), dans les Laurentides (1,7 %), à Québec et dans Lanaudière (2,5 %).

Par contre, la situation est meilleure dans le Bas-Saint-Laurent (3,4 %), en Estrie (4,1 %), au Saguenay-Lac-Saint-Jean (4,1 %), dans Chaudière-Appalaches (4,3 %) et Mauricie (4,7 %).

La CORPIQ estime qu’environ 200 000 ménages déménageront d’ici une semaine dans la province.

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