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Accident de Tadoussac: son véhicule récréatif était son «bébé»

Frédérique Giguère | Le Journal de Montréal

VR Éric Belec

Le Journal de Québec

Le conducteur qui a péri lundi dans le spectaculaire accident sur le traversier de Tadoussac aimait tellement son VR qu’il l’appelait son «bébé» et en prenait un soin jaloux.

Les proches d’Éric Belec, 40 ans, sont convaincus que la tragédie a été causée par un bris mécanique soudain, et non par un problème d’entretien.

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Le Lavallois avait récemment changé les freins et passait de nombreuses heures à travailler sur son mastodonte, qu’il surnommait son «bébé», afin de le rendre le plus confortable et sécuritaire possible, selon les nombreux proches avec lesquels Le Journal s’est entretenu hier.

«Un puits sans fond»

Un passionné, un amoureux de la vie, un travaillant, un rassembleur et un clown à ses heures. Les amis d’Éric Belec n’ont pas à chercher loin pour parler en bien de lui.

En plus de sa passion pour les véhicules motorisés, l’homme était un fanatique des courses automobiles, particulièrement du drift, et un fervent connaisseur de bière.

«Ce qui me console un peu là-dedans, c’est qu’il y a des gens de 90 ans qui n’auront jamais fait le dixième de ce que mon frère a fait dans sa vie, a lancé Josée Belec, la sœur du défunt, la voix tremblante. Avec lui, une idée n’attendait pas l’autre, c’était un puits sans fond de nouveaux projets.»

D’ailleurs, le prochain rêve qu’il caressait était celui de faire le tour de l’Europe en VR.

Propriétaire d’une entreprise de pièces d’automobile, il avait l’intention de laisser les rênes à des gens de confiance afin de vivre son prochain rêve pleinement. Le destin en aura toutefois décidé autrement.

Descente d’enfer

Le drame est survenu lundi peu après midi, alors qu’Éric Belec achevait un road trip d’environ une semaine avec Mélanie Boucher.

Ils étaient passés notamment par Port-Cartier et Havre-Saint-Pierre avant de terminer son voyage à Tadoussac.

Le VR a vraisemblablement manqué de freins alors qu’il descendait une pente qui mène jusqu’au traversier. Le véhicule a fait un véritable vol plané avant de s’écraser sur le bateau.

Selon des témoins, le conducteur a klaxonné tout le long de sa descente, vraisemblablement pour avertir les gens qui se trouvaient dans son chemin et éviter le pire.

Son geste semble avoir fonctionné, puisqu’à l’exception de sa conjointe et lui, personne n’a été blessé.

Éric Belec a été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté. Mélanie Boucher repose pour sa part dans un état critique.

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