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Le violeur de Montréal-Nord a encore sévi

Claudia Berthiaume | Journal de Montréal

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Le violeur de Montréal-Nord a reconnu mercredi avoir payé une adolescente de 16 ans pour avoir des relations sexuelles avec elle, à peine trois semaines après la fin d’une longue sentence dont il a écopé pour des agressions sur neuf autres femmes.

La liste des femmes tombées dans les griffes de Wisbens Démosthène s’est malheureusement encore allongée mercredi.

Celui que l’on surnomme le « violeur de Montréal-Nord » avait fait neuf victimes en 11 mois dans ce secteur de la métropole, alors qu’il était lui-même adolescent.

Entre novembre 2005 et octobre 2006, il a ciblé au hasard des jeunes femmes blanches, minces, âgées de 13 à 27 ans, qu’il a agressées sexuellement.

Certaines ont été menacées à la pointe d’un couteau.

En juin 2009, Démosthène a été condamné à une peine de détention pour adultes de 10 ans et demi.

Le juge Gaétan Zonato l’a aussi déclaré délinquant à contrôler pour les sept années et demie suivantes.

Il était le premier mineur au Canada à recevoir cette étiquette, qui était assortie de conditions jusqu’en 2024.

Mercredi, Démosthène a plaidé coupable à des chefs d’obtention de services sexuels d’une mineure moyennant rétribution et de bris d’une ordonnance de surveillance de longue durée.

Dans l’autobus

Les faits remontent à juillet 2017. Trois semaines après la fin de sa sentence, le violeur invétéré a abordé la victime de 16 ans dans un autobus, à Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord. Celle-ci correspondait en tous points au profil de ses victimes passées.

L’homme au physique imposant a promis 100 $ à l’adolescente pour un baiser, qui s’est finalement transformé en relation sexuelle complète, selon ce qui a été relaté au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il a revu la jeune fille à trois autres reprises par la suite, chez cette dernière ou dans des motels.

«La victime était dans une position très vulnérable. Elle consommait énormément de hasch, de cannabis et de méthamphétamines. [...] Elle a maintenant repris sa vie en main», a fait valoir Me Claudia Carbonneau, de la Couronne.

Démosthène résidait dans une maison de transition et devait entre autres déclarer toutes ses relations intimes à son agent de surveillance, ce qu’il n’a pas fait.

L’agresseur a été ramené au pénitencier dès que l’adolescente a porté plainte à la police, en août dernier.

Deux ans de plus

Le juge Éric Côté l’a condamné mercredi à une peine de deux années de prison supplémentaires.

Compte tenu de sa détention préventive, il ne lui reste que neuf mois à purger.

«Il a le soutien de sa famille et souhaite sortir de détention le plus rapidement possible», a souligné Me Vicky Powell, de la défense.

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