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L’enquête préliminaire de René Kègle encore reportée

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles

L'enquête préliminaire de René Kègle pour le meurtre d'Ophélie Martin-Cyr sera à nouveau reportée, puisque l’état de santé de l’accusé ne permet pas la tenue des procédures judiciaires qui avaient été reportées à jeudi matin.

René Kègle se trouvait dans un secteur de protection du centre de détention d'Orsainville, à Québec, lorsqu'il a été agressé à coups de boîtes de conserve par trois suspects lundi vers 21h30. Contrairement à ses conditions de détention à la prison de Trois-Rivières, où il était complètement isolé, il côtoyait d'autres détenus à Québec.

En prison, des attaques à l'aide d'armes artisanales sont assez fréquentes et difficiles à empêcher, souligne le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie. «Que ce soit avec des cannes de conserve ou encore avec des batteries ou des roches à l’intérieur d’un bas, les détenus vont s'en servir comme matraque. Il est difficile de prévenir ça. C’est un privilège que les personnes incarcérées ont de pouvoir s’acheter différents aliments à la cantine à l’intérieur des murs de l’établissement», explique-t-il.

L'agression de René Kègle, qui est survenue à la veille du début de son enquête préliminaire pour, soulève des questions. Pur hasard ou agression orchestrée? «Des règlements de compte, il y en arrive fréquemment à l’intérieur des murs et il n’y a pas nécessairement de temps défini pour que ça survienne, mais des fois ce sont des règlements organisés pour que la personne aille à l’hôpital», confirme Mathieu Lavoie.

Le ministère de la Sécurité publique ne commente pas le cas de René Kègle, mais confirme que dans un cas d'agression en prison, la police est appelé sur place et une enquête est ouverte. Les agresseurs pourraient faire face à des accusations.

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