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Manque d'espace dans la seule école anglophone du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

La seule école anglophone du Saguenay-Lac-Saint-Jean est aux prises avec un heureux problème de manque d'espace.

Le nombre d'élèves de niveau primaire est en constante augmentation depuis quelques années à l’École régionale Riverside. Quelque 289 enfants la fréquentaient en 2016. Ce nombre a grimpé à 322 en 2017 et, en septembre prochain, l'établissement prévoit accueillir 352 élèves.

Les parents qui ont reçu une éducation anglophone seraient de plus en plus nombreux à souhaiter la même chose pour leur enfant et c'est ce qui expliquerait la hausse du nombre d'inscriptions selon la commissaire Debbie Ford-Caron.

«Ce n'est pas nécessairement parce qu'il y a davantage de militaires à la base de Bagotville, mais plutôt parce que plusieurs parents pensent avant tout au futur de leurs enfants», a-t-elle expliqué mercredi à TVA Nouvelles.

Des locaux modulaires temporaires en bois seront aménagés dans la cour arrière de l'école d'ici le 20 août. Deux classes et un vestiaire sont nécessaires pour répondre à l'augmentation du nombre d'inscriptions.

La solution temporaire retenue au coût de 60 000 $ annuellement a fait l'objet d'une importante analyse parce que l'école est située dans le secteur Arvida, à Saguenay, qui cherche à être reconnu mondialement pour son patrimoine par l'UNESCO.

«Ce n'était pas négociable, a précisé le conseiller municipal du secteur, Carl Dufour. On ne pouvait pas arriver avec des roulottes de chantier. J'ai vu les plans et c'est vraiment bien fait.»

La Commission scolaire Central Québec évalue la possibilité de soumettre au ministère de l'Éducation un projet d'agrandissement permanent et compte interpeller la classe politique prochainement.

La commission scolaire serait pourtant sur le point de se départir de son ancienne école située dans le même secteur sur la rue Neilson.

Elle est à vendre depuis qu'elle a été déclarée excédentaire l'année dernière.

«On va s'assurer de bien connaître la situation avant de faire les demandes et de prendre la bonne décision», a dit M. Dufour.

Le bâtiment construit en 1941 est vacant depuis la fusion des deux écoles anglophones du secteur il y a quatre ans.