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Montréal de plus en plus chère pour les travailleurs étrangers

Guillaume Picard | Agence QMI 

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Vancouver et Toronto demeurent les villes au pays où le coût de la vie pour un travailleur étranger était le plus élevé l'an dernier, mais Montréal s’en rapproche.

Ce n’est rien toutefois en comparaison avec plusieurs cités asiatiques, selon la 25e enquête sur le coût de la vie de la firme Mercer, dont les résultats ont été dévoilés mercredi.

Vancouver et Toronto ont reculé au chapitre des villes du monde où il en coûte le plus cher de vivre pour des employés en poste à l’étranger. La métropole de la Colombie-Britannique est passée du 109e au 112e rang mondial pas rapport à 2017, alors que sa rivale ontarienne a perdu six échelons, de la 109e à la 115e place.

En revanche, vivre à Montréal pour un travailleur venu d’un autre pays coûte un peu plus cher que l’an dernier, selon les données de Mercer. La métropole québécoise a en effet gagné huit places, de la 147e à la 139e position.

«À l’échelle mondiale, le Canada demeure un endroit relativement abordable pour vivre ainsi qu’une destination attrayante pour des expatriés en provenance d’entreprises de l’extérieur», a indiqué par communiqué Gordon Frost, membre du partenariat et responsable du domaine Carrière de Mercer Canada.

Même si l’on note des variations de place, Mercer qualifie la situation des villes canadiennes de «stable». C’est d’ailleurs le cas pour Calgary (154e au 153e rang) et Ottawa (160e au 161e).

L’enquête de Mercer sur le coût de la vie des principales villes du monde permet aux multinationales de planifier les programmes de mobilité de leurs effectifs, notamment au chapitre de la rémunération nécessaire pour vivre loin de son pays d’origine, ainsi qu’à orienter leur stratégie d’expansion.

L’étude compare les prix locaux de plus de 200 produits et services, comme le logement, le transport, la nourriture, les vêtements, les produits ménagers et le divertissement.

«Le coût de la vie et la qualité de vie sont des composantes clés d’un programme de rémunération globale concurrentiel et constituent un atout dans la proposition de valeur offerte aux employés, tous des éléments essentiels pour attirer et fidéliser les plus grands talents en vue d’accueillir la main-d’œuvre de l’avenir», a ajouté M. Frost.

L’Asie au sommet

Au niveau mondial, les cinq villes qui affichent le coût de la vie le plus imposant sont Hong Kong en Chine, Tokyo au Japon, la cité État de Singapour, Séoul en Corée du Sud et Zurich en Suisse.

Les villes asiatiques occupent huit des 10 positions de tête du classement de Mercer, lequel regroupe 209 pays – sur 500 ayant été étudiés en mars dernier – dans le cadre de cette 25e édition.

Sur le continent nord-américain, c’est New York qui demeure la plus chère, la Grosse Pomme ayant même grimpé de la 13e à la 9e marche cette année. New York sert, soulignons-le, de ville de référence pour toutes les comparaisons. On constate que les principales villes des États-Unis sont aussi en forte croissance au palmarès de Mercer, dont San Francisco (28e à 16e place), Los Angeles (35e à 18e) et Chicago (51e au 37e).

Étude de Mercer sur les villes les plus coûteuses pour les travailleurs étrangers:

1. Hong Kong, Chine

2. Tokyo, Japon

3. Singapour, Singapour

4. Séoul, Corée du Sud

5. Zurich, Suisse

6. Shanghai, Chine

7. Achgabat, Turkménistan

8. Beijing, Chine

9. New York, États-Unis

10. Shenzhen, Chine

 

112. Vancouver, Canada

115. Toronto, Canada

139. Montréal, Canada

153. Calgary, Canada

161 Ottawa, Canada