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Un couple congédié après l’hospitalisation de son enfant

TVA Nouvelles

Un couple de Québec estime avoir été injustement congédié par son employeur.

Les deux parents se sont absentés de leur travail pour passer plusieurs jours au chevet de leur bébé malade. Or après quelques jours, ils ont appris, par message texte, qu'ils étaient renvoyés.

Bronchiolite, pneumonie, le petit Dylan a fait passer ses parents par toute la gamme des émotions la semaine dernière. Il a été hospitalisé d'urgence au CHUL de Québec.

«C'était démoralisant, là. J'arrêtais pas de brailler. J'avais peur de le perdre. C'est mon petit prince», raconte la mère de Dylan, Cynthia Leclerc-Laprise.

Afin d'être au chevet de leur deuxième enfant, les parents, qui ont le même employeur, ont dû s'absenter du travail.

D’abord mis au fait de la situation par message texte la veille de l'hospitalisation, le patron a finalement la confirmation, cinq jours plus tard, du retour au travail des deux employés. Ces derniers omettent de se présenter à l'heure et apprennent finalement par message texte qu'ils sont congédiés.

«Je ressentais la frustration, mais en même temps, je pouvais pas "me multiplier à être présente pour ma fille", aller chercher du linge pour les deux, ramener ce qu'il a besoin. Donc, je me sentais un petit peu prise à la gorge», relate la jeune maman.

Conversation avec l'employeur

Le couple estime avoir maintenu une conversation régulière avec son employeur et a porté plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). La Commission a refusé de confirmer cette information.

«C'est plate à dire, mais mon garçon va passer avant mon travail, ça, c'est sûr et certain, dit le père de Dylan, Keven Crépeault. Un travail, ça se trouve ailleurs, oui, un garçon, si tu le perds, tu perds tout, là.»

La direction de l'entreprise a préféré ne pas émettre de commentaire, se bornant à dire que le dossier est présentement à l'étude à l'interne. TVA Nouvelles a tout de même appris que le père du jeune Dylan présentait un historique d'absentéisme.

«Si, admettons, que ça se reproduit pareil, puis qu'il a une autre maladie, qu'il retombe malade encore», se demande M. Crépeault. «Va-t-on être encore congédiés pour ce cas-là encore?» s’interroge sa conjointe.

Selon la CNESST, une personne salariée a le droit de s'absenter du travail 10 jours par année en raison de l'état de santé de son enfant.

-D’après un reportage de Pierre-Antoine Gosselin