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Virus du Nil: une saison record en Montérégie

TVA Nouvelles 

Le virus du Nil occidental a été plus présent que jamais au Québec en 2018 avec 201 cas, l'été dernier, dont 75 en Montérégie. De ce nombre, on rapporte 11 décès.

Un rapport du CISSS de la Montérégie-Centre rapporte qu’aucun enfant n’a été atteint. La maladie se présente surtout chez les adultes de 40 ans et plus et la proportion de personnes atteintes augmente avec l'âge.

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Des moustiques plus nombreux que jamais

«Contrairement à d’autres maladies comme la maladie de Lyme, on voit vraiment une progression géographique nette pour le virus du Nil occidental. On en voit un partout en Montérégie», a dit Julie Loslier, directrice de la Santé publique en Montérégie.

Ce virus se transmet à l’humain par la piqûre d’un moustique infecté. Il peut mener, dans de rares cas, à une infection extrêmement grave qui affecte particulièrement les personnes âgées ou atteintes d’une maladie chronique.

Le virus guérit spontanément dans la majorité des cas. Toutefois, environ une personne sur 150 développe une forme grave de la maladie, telle que la méningite, l’encéphalite et la paralysie des membres inférieurs.

«On parle de symptômes de fièvre, courbatures, fatigue. Certaines personnes auront des rougeurs sur la peau, mais ce qui nous préoccupe ce sont les symptômes graves», a expliqué François Milord, médecin conseil de la Direction de la Santé publique.

C’est ce qui est arrivé à Carole Prud’homme qui a été infectée par le virus du Nil. «Je me suis levée un matin, complètement paralysée la jambe droite, pas capable de débarquer du lit», raconte-t-elle.

La femme a été piquée par un moustique en début septembre l'an dernier. «J'ai été hospitalisée deux mois, réadaptation quatre mois et là, je suis en clinique externe», ajoute Mme Prud’homme.

«Je n'ai pas de permis de conduire. J'ai perdu mon autonomie complètement. Pis là, je marche avec des bâtons de marche, une canne», dit-elle.

Pas de vaccin

Avec le nombre élevé de moustiques cette année à cause du printemps pluvieux, plusieurs craignent le pire.

«À partir de la mi-juillet, le mois d'août, le début septembre, ce sont les périodes les plus à risque», explique François Milord, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de la Montérégie.

Il n'y a pas de traitement spécifique ni de vaccin contre ce virus. La seule façon de se protéger est d’éviter les piqûres de moustiques. De plus, les moustiques qui transmettent ce virus sont plus actifs le soir et la nuit. Ils seront présents davantage à la mi-juillet.

Pour se protéger, la Santé publique recommande l’utilisation d’un chasse-moustiques à base de DEET et d’icaridine.

 

 

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