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Pénurie de travailleurs: Québec mise sur les Autochtones

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Simon Clark/Agence QMI

En plein contexte de pénurie de main-d’œuvre, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) voit d’un bon œil les mesures annoncées vendredi par le gouvernement Legault concernant les Alliances pour la solidarité ainsi le Programme d'aide à l'intégration en emploi des membres des Premières Nations et des Inuit (PAIPNI).

Cette initiative s’appuie sur une enveloppe de 13 millions $ et s’inscrit dans le cadre de la Grande corvée 2.0 pilotée par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

Mesures d'accompagnement

Québec croit pouvoir aider 500 membres des Premières Nations et Inuit à intégrer ou à se maintenir sur le marché du travail d’ici quatre ans, grâce au PAIPNI, qui sera doté d’un financement de 4,8 millions $.

Le PAIPNI, a-t-on expliqué par communiqué, permet de financer jusqu’à 80 % du salaire brut de la personne engagée et de couvrir jusqu’à 100 % des coûts directs liés à la formation.

Il comporte par ailleurs des mesures d'accompagnement pour les personnes embauchées et du financement pour adapter le milieu de travail ou les outils en matière de ressources humaines pour réussir l'intégration. La mise en œuvre du PAIPNI se fait de concert avec les membres des communautés concernées, a-t-on expliqué.

Impacts sociaux

Les Alliances pour la solidarité permettent de leur côté aux organisations autochtones signataires de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale selon des priorités convenues en région, ce qui incluent la persévérance scolaire et l'intégration professionnelle. Les investissements atteignent 8,3 millions $.

«J'encourage les membres des Premières Nations et les Inuit à poser leur candidature pour les emplois disponibles, puisque c'est en accédant au marché du travail qu'ils pourront faire bénéficier leurs communautés respectives de leurs talents et de leur savoir-faire», a dit le ministre Boulet.

«C'est ainsi que, par l'intermédiaire du PAIPNI et des Alliances pour la solidarité, nous mobilisons une main-d'œuvre disponible, réduisant les effets de la rareté de la main-d'œuvre sur l'économie du Québec», a ajouté l’élu caquiste.

«Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, nous ne pouvons nous permettre d’échapper personne et devons favoriser toutes les initiatives permettant de faciliter l’accès au marché du travail aux bassins de la population sous-représentés», a indiqué Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du CPQ.

«Les membres des Premières Nations et les Inuit représentent un bassin à fort potentiel et l’annonce d’aujourd’hui arrive comme une bouffée d’air frais autant pour les travailleurs voulant intégrer le marché du travail que pour les employeurs», a poursuivi M. Dorval.