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«Après l’année 1, Airbus est très satisfait de son investissement», dit le PDG pour le Canada

TVA Nouvelles

Il y a un an jour pour jour, Airbus achetait le programme des avions CSeries de Bombardier.

Aujourd’hui, c’est un autre appareil, l'A220, qui fait beaucoup jaser à l’usine d’assemblage de Mirabel.

TVA Nouvelles a fait le point avec le président et directeur général d'Airbus Canada, un an après cette transaction historique.

«Après l’année 1, Airbus est très satisfait de son investissement, affirme Philippe Balducchi. On a livré en un an plus d’avions qu’auparavant», se réjouit-il en ne cachant pas sa fierté de voir l’usine de Mirabel devenir en un an deux fois plus productive qu’elle ne l’était sous la direction de Bombardier.

Malgré cela, la «situation est aujourd’hui toujours un peu compliquée, mais c’est normal, c’est ce qui avait été prévu», admet le grand patron de la firme au pays.

Parmi les défis auquel Airbus est confronté, celui de la rentabilité apparaît très haut sur la liste. L’avionneur perd encore beaucoup d’argent avec l’A220, soit environ 8 millions de dollars pour chaque avion livré.

Les fournisseurs devront contribuer à l’effort pour que les profits soient enfin au rendez-vous. «On a des négociations qui ont commencé et qui vont continuer», souligne M. Balducchi.

Sur sa table à dessin, l’avionneur a peut-être d’autres plans visant à mieux affronter la concurrence de géants comme Boeing. Par exemple, fabriquer une nouvelle version du A220, plus spacieuse, comportant une vingtaine de sièges supplémentaires.

«Je ne dis pas que ç’a été décidé, je ne dis pas qu’on le fera, mais je ne ferme absolument pas la porte. C’est une possibilité qui sera étudiée par la stratégie d’Airbus», assure son PDG pour le Canada.

Rappelons que le gouvernement du Québec détient à ce jour 19% des parts de l’A220, le nouveau nom de la CSeries. Cela représente un investissement de 1,3 milliard de dollars.

Et pourtant, la rentabilité demeure incertaine, confirme M. Balducchi. «De dire si le gouvernement du Québec ou les autres actionnaires d’ailleurs retrouveront leur valeur, je pense que c’est prématuré, mais on fait tout ce que l’on peut pour le faire.»