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Des cas semblables à la controverse Vincent Lambert au Québec?

TVA Nouvelles

 

Voilà plus de 11 ans que la famille de Vincent Lambert se déchire devant les tribunaux français sur la question des soins de fin de vie. Une telle situation pourrait-elle se produire au Québec?

Vincent Lambert, 42 ans, a été victime d'un accident de voiture en 2008. Depuis ce temps, l'ex-infirmier français est tétraplégique et repose dans un état végétatif. Il n'avait pas signé de directives médicales anticipées : le nœud du problème.

Son épouse est convaincue qu'il n'aurait pas souhaité d'acharnements thérapeutiques, alors que ses parents veulent le garder en vie à tout prix et demandent l’aide de l'ONU, tout en affirmant qu'un arrêt des traitements représenterait un assassinat.

Des précautions à prendre

Au Québec, un adulte apte à consentir peut refuser des traitements, selon le Code civil.

«C’est la suite d'un cas qu'on avait eu en 1992 : celui de Nancy B, une patiente qui avait eu un syndrome Guillain-Barré qui l'obligeait à avoir une assistance respiratoire par une machine », explique le Dr Yves Robert, secrétaire au Collège des médecins.

Il y a cinq ans, toutefois, des droits ont été ajoutés à la loi québécoise sur les soins de fin de vie.

«On a un régime de directives médicales anticipées qui permet à un adulte d’identifier cinq soins [...] qui peuvent être refusés à l’avance», précise le Dr Robert, donnant en exemple l’hémodialyse, l’assistance respiratoire ou encore la nutrition.

Il faut toutefois avoir rempli un document à l’avance à cet effet afin d’éviter à ses proches de se débattre devant les tribunaux ou de porter le fardeau d’une telle décision.

D'autres cas?

Des cas semblables, mais moins graves que celui de Vincent Lambert, sont déjà survenus au Québec sans faire les manchettes.

C’est arrivé notamment avec Gian Libero Casale, qui a été victime d’une erreur médicale en 2010 lors d’une visite chez le chiropraticien.

Son épouse Luciana d’Amore s’est battue pour que les médecins continuent de lui prodiguer des soins. «Ils avaient décidé que s’en était terminé malgré ma volonté [...] Gian n’a jamais été dans un état végétatif», raconte-t-elle.

Depuis un peu plus de quatre ans, l’homme se trouve en CHSLD et réussit à s’exprimer avec ses yeux. Même s’il n’avait pas donné ce signe de vie, sa conjointe aurait tout fait pour le garder avec elle.

«J’irais jusqu’au ciel pour respecter la vie», a-t-elle conclu.

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