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Un étudiant du Séminaire des Pères Maristes acquitté d’extorsion

Nicolas Saillant | Le Journal de Québec

archives, Agence QMI

Un élève du Séminaire des Pères Maristes qui niait catégoriquement avoir usé de menaces pour obtenir des photos osées d’une élève a été acquitté de l’accusation d’extorsion qui pesait contre lui.

L’adolescent, aujourd’hui âgé de 14 ans, avait plaidé coupable d’entrée de jeu à une accusation d’avoir transmis de la pornographie juvénile lors de son procès, mais réfutait l’accusation d’extorsion déposée contre lui. La victime affirmait que l’accusé l’avait menacé de «révéler des secrets» par rapport à son père.

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En mars 2018, la victime aurait d’abord demandé à l’accusé de cesser de lui faire des demandes de photos nues via l’application Snap Chat puisque ça la rendait «mal à l’aise». Les parents des deux adolescents étaient des amis proches avant le dépôt de la plainte.

C’est à ce moment que l’accusé aurait fait les menaces, selon la victime. Cette dernière avait ensuite envoyé de nouvelles photos lorsque l’accusé lui en avait demandé. En défense, l’ancien élève des Pères Maristes avait dit que le récit de la plaignante était «totalement faux».

Crédibilité

Devant deux témoignages contradictoires, la juge Fannie Côtes a dû estimer la crédibilité des deux adolescents. Le récit de l’accusé était «pondéré et franc», a estimé la juge. À l’inverse, les explications de la victime «ne tiennent pas la route».

La victime s’est notamment contredite lorsqu’elle a d’abord dit qu’elle n’avait jamais demandé de photos osées à l’accusé en retour pour finalement admettre l’avoir fait. «Elle s’est dédite à au moins deux reprises», a dit la juge du tribunal de la jeunesse.

Ainsi, Fannie Côtes a retenu le témoignage «vraisemblable» de l’accusé et l’a acquitté. Le jeune homme est resté impassible lors du verdict d’acquittement, mais a versé quelques larmes une fois à l’extérieur de la salle... tout comme la plaignante.

L’accusé devra tout de même revenir en cour dans deux semaines pour connaître sa sentence pour ce qui est de l’accusation de transmission de pornographie juvénile.

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