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Deux suspects de Québec arrêtés pour tentative de meurtre sur une octogénaire

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Deux hommes de Québec seront accusés de tentative de meurtre sur une octogénaire, jeudi, près de deux ans après une agression d’une violence inouïe contre une femme de 81 ans dans son domicile de Tadoussac.

Christopher Sehota Paquet, 28 ans et Ko Prakongkham, 43 ans, comparaitront pour plusieurs graves chefs d’accusation, notamment tentative de meurtre, voies de fait graves, séquestration et introduction par effraction, a révélé la Sûreté du Québec.

Après une longue enquête, le duo a été placé en état d’arrestation mercredi matin, sur le territoire de Québec, en lien avec les faits dramatiques survenus dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017.

Ce soir-là, un proche s’était inquiété de ne pas avoir de nouvelles de la victime et l’avait finalement trouvée étendue sur le sol, une couverture sur elle dans sa résidence de la rue de la Coupe de l’Islet.

Connu de la famille

Elle était très gravement blessée et souffrait notamment de plusieurs fractures et d’une hémorragie au cerveau, selon ce qui avait été rapporté à l’époque par TVA Nouvelles.

Un membre de la famille avait raconté, sous le couvert de l’anonymat, que la fenêtre arrière du sous-sol de la dame avait été fracassée et que la maison était en désordre.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre auprès de la SQ, mercredi, l’un des deux suspects est connu de sa famille. L’octogénaire a heureusement survécu à ses blessures et elle serait toujours en vie.

La police n’a pas voulu s’avancer sur ce qui aurait poussé les deux individus à s’en prendre de façon aussi violente à une personne âgée.

Indignation

L’aînée habitait seule depuis le décès de son mari une dizaine d’années plus tôt. Les événements avaient suscité une vague d’indignation dans la population et semé l’inquiétude dans le voisinage.

Malgré les apparences d’un vol qui a mal tourné, la SQ a toujours refusé de spéculer sur le motif du crime. La comparution des suspects devrait permettre d’en apprendre plus à ce sujet.

Par ailleurs, la SQ n’a pas voulu expliquer le délai de plus d’un an et demi qu’il a fallu pour mettre la main au collet des suspects.

«L’important, c’est qu’on les a localisés», a souligné son porte-parole, l’agent Louis-Philippe Bibeau.

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