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Interdiction du glyphosate: Québec ne se prononce pas

 - Agence QMI

L'Autriche est le premier pays européen à interdire l’herbicide glyphosate au nom du «principe de précaution», mais il ne semble pas que l'interdiction soit dans les cartons au Québec.

Le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, semble d’ailleurs renvoyer la balle dans la cour d’Ottawa.

«Ce qu’on peut faire ici, c’est réglementer, c’est encadrer. C’est un sujet qui nous préoccupe», a-t-il expliqué mercredi.

Le ministre a aussi précisé qu’il attendra des recommandations de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles avant d’agir en fonction de ses «champs de compétence».

L’organisme doit éventuellement tenir une commission parlementaire sur l’utilisation des pesticides.

Classé «cancérigène probable» depuis 2015 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, depuis que le brevet détenu par le groupe américain Monsanto est tombé dans le domaine public en 2000. La plus célèbre reste le Roundup.

Monsanto a été condamné deux fois aux États-Unis, en août 2018 et en mars 2019, par des jurys populaires à San Francisco qui ont considéré que le désherbant au glyphosate Roundup était responsable des cancers de deux personnes, et que Monsanto n'avait pas pris les mesures nécessaires pour avertir des risques potentiels.

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