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Québec souhaite maintenant un investissement majeur à l'ABI

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Maintenant que le conflit est réglé, le gouvernement Legault entend accentuer les pressions sur Alcoa pour obtenir un investissement majeur dans l'Aluminerie de Bécancour (ABI).

Selon le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, le premier ministre François Legault a déjà abordé le sujet lors de ses rencontres récentes avec de hauts dirigeants de la compagnie.

Le gouvernement caquiste serait disposé à offrir un support financier.

«Je sais que la compagnie a des projets depuis plusieurs années. Un des freins était l'état des relations de travail», a indiqué Donald Martel, mercredi.

Pour l'instant, ABI dit concentrer ses efforts sur le retour au travail des syndiqués à partir du 26 juillet. Des sous-traitants applaudissent le redémarrage, dont MBI. Au décret du lock-out, le 11 janvier 2018, l'entreprise avait dû licencier 80 travailleurs. Elle se place maintenant en mode recrutement.

«On a des contrats qui étaient sur la glace en attendant que ça redémarre. Ça va nous donner un bon boum d'ouvrage», s'est réjoui Luc Blanchette, président de MBI, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Celui qui avait dirigé l'Aluminerie de Bécancour à son ouverture en 1986 a appris avec soulagement le règlement. Depuis la France, Thierry Brault s'est dit d'avis que l'opération de redémarrage ne sera pas facile.

«Je ne l'ai pas redémarrée, mais je l'ai démarrée. Je sais que ça demande beaucoup d'effort de la part du personnel. Donc, je souhaite à tous bonne chance et bon courage», a indiqué M. Brault­.