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La série «Fugueuse», «le meilleur programme de prévention», affirme un policier

Raphaël Lavoie

 - Agence QMI

PHOTO COURTOISIE, TVA

Parce qu’elle a su lever le voile sur l’exploitation sexuelle au Québec, la série «Fugueuse» diffusée à TVA serait le «meilleur programme de prévention qu’on n’a pas pu développer depuis les 10 dernières années», a soutenu Ghyslain Vallières, un agent du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

«Pourquoi? Parce que ça a totalement ouvert le rideau à la population en général sur ce que c’est, l’exploitation sexuelle dans les faits», a-t-il affirmé en entrevue avec Geneviève Pettersen, jeudi, à QUB radio.

Le policier était de passage à l’émission «Les effrontées» pour discuter d’une opération antidrogue à Longueuil, qui aurait également mis au jour un possible réseau d’exploitation sexuelle.

 

L’agent Vallières en a profité pour louanger la série «Fugueuse» de TVA, qui aurait selon lui conscientisé la population quant aux différents cas d’exploitation sexuelle qui se déroulent au Québec.

Pour «remercier» la comédienne Ludivine Reding, interprète de Fanny dans l’œuvre de fiction, Ghyslain Vallières a rappelé que le SPAL avait même invité cette dernière à patrouiller avec eux le temps d’une nuit, en avril dernier.

«J’ai eu la chance d’effectuer de la patrouille avec Ludivine. [...] Ça m’a permis d’échanger avec elle. Ça a été très intéressant, très enrichissant», s’est-il remémoré.

La réalité, bien pire que la fiction

Par ailleurs, l’agent a mentionné lors de l’entrevue que, bien que la série avait permis de renseigner le public sur le phénomène de l’exploitation sexuelle, la réalité sur le terrain était encore pire que ce qui avait été présenté à l’écran.

«Les images que vous avez vues, si vous avez trouvé qu’elles étaient violentes et qu’elles étaient dures, je vous invite à venir faire de la patrouille avec nous», a indiqué sans détour Ghyslain Vallières.

En ce sens, ce dernier a raconté avoir été témoin de «chambres d’hôtel avec des draps maculés de sang», d’odeurs indescriptibles et de jeunes filles «qui ne peuvent plus s’arrêter de trembler pendant des heures parce qu’elles sont en état de choc».

Le policier a néanmoins tenu à rassurer le public que même s’il fallait être vigilant, la plupart des fugues ne menaient pas nécessairement à de la prostitution ou de l’exploitation sexuelle.

«Ce n’est pas parce que tu fugues que tu es nécessairement à risque», a-t-il précisé.

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