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Octogénaire laissée pour morte à Tadoussac: «Ils ont volé complètement sa vie»

Nicolas Saillant | Journal de Québec

Les proches de l’octogénaire de Tadoussac qui a été laissée pour morte en octobre 2017 se sont rendus à Québec pour assister à la comparution des deux hommes qui auraient rendu la dame «légume».

En octobre 2017, une femme de 81 ans avait été sauvagement battue dans sa résidence de Tadoussac. Sa sœur l'avait retrouvée «agonisante» près de 24 heures plus tard.

Depuis, aucun suspect n’avait été arrêté, alors que la vie de la victime et de sa famille avait été bouleversée. Mercredi, deux hommes ont finalement été arrêtés relativement à cette affaire.

Christopher Sehota Paquet et Ko Prakongkhan ont comparu à Québec pour faire face à des accusations de tentative de meurtre et de possession de biens criminellement obtenus. Ils sont tous deux restés incarcérés et seront transférés dans le district de Baie-Comeau pour la suite des procédures.

«Doute»

Les petites-filles et l’ex-gendre de la victime se sont rendus à Québec pour assister au dénouement du drame qu’ils vivent depuis un an et demi. Steve Moisan, l’ex-gendre, a raconté comment la vie de son ex-belle-mère a été chambardée par l’attaque qu'elle a subie dans son domicile.

«Ils ont volé complètement sa vie», a dit M. Moisan. Celle qui était autonome avant les faits «ne reconnaît plus ses petits-enfants». «Elle est rendue légume», explique, désolé, l’ex-gendre.

Christopher Sehota Paquet a déjà été le conjoint de l’une des petites-filles de la victime. À la suite de leur séparation, il aurait harcelé son ex-conjointe. «On pense que c’était une façon de se venger», explique M. Moisan en indiquant que l’accusé était déjà allé chez la grand-mère et «connaissait les lieux».

«On avait quand même un certain doute», a-t-il dit. «C’est une tête brûlée.»

«Il a fallu vraiment qu’il s’acharne... Pourquoi?» se désole M. Moisan. L’autre accusé n’était pas connu des proches de la victime.

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