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Trudeau confirme que Trump a abordé la question des Canadiens détenus en Chine

Émilie Bergeron

 - Agence QMI

Pour la première fois, le premier ministre Justin Trudeau a clairement confirmé jeudi que Donald Trump a abordé la question des Canadiens détenus par Pékin lors de sa rencontre avec le président Xi Jinping en marge du sommet du G20.

M. Trudeau avait précédemment tenu des propos plus vagues, mardi, en se disant «convaincu» que le président américain avait soulevé l’enjeu. Des sources gouvernementales avaient toutefois ensuite indiqué à plusieurs médias qu’Ottawa avait obtenu la confirmation de Washington que le sujet avait été abordé avec le président chinois, Xi Jinping.

«Oui, je peux confirmer que Donald Trump a interpellé son homologue chinois sur la question des Canadiens [détenus]», a dit M. Trudeau jeudi au cours d’un point de presse à Montréal.

«C’est une question qui nous préoccupe en tant que Canadiens et c’est une question qui préoccupe aussi nos alliés dans le monde, pas juste les États-Unis », a-t-il ajouté.

Mercredi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a suggéré que le Canada faisait preuve de naïveté s’il croyait réellement qu’il pouvait se fier sur ses alliés comme les États-Unis.

«Il ne faut pas être naïf et penser que de soi-disant alliés peuvent véritablement s’impliquer dans des affaires qui ne sont pas les leurs», a-t-il lancé.

M. Trudeau a rétorqué, jeudi, que la stratégie canadienne fonctionne, jeudi, semblant ainsi contredire Pékin.

«Notre approche de souligner partout dans le monde les inquiétudes que les gens ont quant à la détention arbitraire par la Chine de deux Canadiens fonctionne», a-t-il soutenu en anglais, ajoutant que les voix sont nombreuses à s’élever contre les agissements de Pékin.

Les relations entre la Chine et le Canada se sont envenimées depuis qu’Ottawa a procédé à l’arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei et fille du fondateur de cette entreprise, à la demande des Américains, en décembre, à Vancouver.

Cette Chinoise conteste son extradition aux États-Unis pour faire face à la justice américaine. Des audiences auront lieu au début de l’an prochain au Canada pour déterminer son sort. En attendant, elle est en liberté surveillée dans la région de Vancouver.

Depuis, les autorités chinoises ont arrêté deux Canadiens en Chine, l'ex-diplomate Michael Kovrig et l'entrepreneur Michael Spavor, qui se trouvent derrière les barreaux depuis sept mois.

«Nous allons continuer de travailler avec nos alliés pour démontrer à nos partenaires chinois que nous allons rester fermes et que nous allons toujours défendre la règle de droit ainsi que la sécurité des Canadiens», a insisté M. Trudeau, jeudi.

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