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Grand Montréal: le marché immobilier atteint un resserrement historique

Guillaume Picard

 - Agence QMI

STOCKQMI-CONDOS

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les conditions du marché immobilier du Grand Montréal atteignent des «niveaux historiques» de resserrement, alors qu’il y a plus de transactions et des prix plus élevés, mais le nombre d’inscriptions est en recul pour un 45e mois consécutif.

C’est ce que rapporte ce vendredi l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) en se basant sur les données du système Centris des courtiers immobiliers.

En juin, dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, 4339 ventes résidentielles ont été conclues, en hausse de 7 % par rapport au mois correspondant de l’an dernier.

Il y avait en juin dernier 17 980 inscriptions en vigueur dans le Grand Montréal, soit près de 5000 de moins que les 22 236 de juin 2018. Il s’agit d’une chute non négligeable de 19 % en un an.

«Il faut remonter à juin 2005 pour observer des conditions de marché aussi serrées. Le nombre de mois nécessaires pour écouler l’inventaire des propriétés à vendre avoisine les cinq mois seulement, et ce, sur l’ensemble des secteurs de la région métropolitaine de Montréal», a indiqué Nathalie Bégin, présidente du conseil d’administration de l’APCIQ, par communiqué.

«Ces conditions s’expliquent par l’activité soutenue sur le marché ainsi que par la 45e baisse mensuelle consécutive des inscriptions en vigueur, a-t-elle poursuivi. Ceci se traduit aussi par une accélération généralisée de la croissance des prix, notamment dans les secteurs périphériques de l’île de Montréal.»

Cinq des six principaux secteurs de la RMR de Montréal ont enregistré une croissance de leurs ventes immobilières en juin. C’est le cas, dans l’ordre d’appréciation, de Saint-Jean-sur-Richelieu (+16 %), de la Rive-Nord (+ 12 %), de la Rive-Sud (+10 %), de Laval (+5 %) et de l’île de Montréal (+5 %).

En revanche, Vaudreuil-Soulanges a encaissé un fort recul de 11 % de ses ventes le mois dernier.

Si l’on ventile les ventes par types de propriété, on voit que les maisons unifamiliales ont connu une hausse des ventes de 3 %, loin derrière les copropriétés (+13 %) et les plex de deux à cinq logements (+8 %). Malgré cela, la catégorie des résidences unifamiliales représente à elle seule plus de la moitié de toutes les ventes ratifiées en juin, soit 2335 transactions contre 1563 pour les condos et 438 pour les plex.

Les prix médians augmentent

Et les prix médians, dans tout ça? Ils continuent de croître eux aussi. En juin, le prix médian des maisons unifamiliales dans le Grand Montréal a atteint 352 250 $, une augmentation de 8 % par rapport à l’an dernier. «Il s’agit de la plus forte croissance mensuelle enregistrée au cours des 24 derniers mois, ex aequo avec celle de décembre 2018», a précisé l’APCIQ.

Les condos demeurent meilleur marché et la courbe de croissance du prix médian est très modérée, en hausse de 2 % à 261 000 $. «Toutefois, Laval se démarque avec une forte hausse du prix médian des copropriétés, enregistrant 12 % depuis juin 2018», a-t-on mentionné.

Enfin, les plex coûtaient en juin 6 % de plus que durant la période correspondante de 2018, avec un prix médian de 539 000 $. «Des hausses spectaculaires ont été enregistrées sur la Rive-Nord ainsi que sur la Rive-Sud avec des croissances respectives de 25 % et de 18 % pour cette catégorie de propriétés», a-t-on souligné.

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