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Eloi ArchamBaudoin: une histoire semblable à celle de «Mamma Mia!»

Michèle Lemieux | Agence QMI

 - Agence QMI

À quatre ans, Eloi ArchamBaudoin savait déjà qu’il deviendrait comédien. Ses deux parents sont des artistes à leur manière et les talents foisonnent au sein de sa famille. Rencontre avec l’acteur en vedette dans la comédie musicale «Mamma Mia!».

Eloi, qu’avez-vous au programme actuellement?

Je fais partie de «Mamma Mia!», une comédie musicale dans laquelle je tiens le rôle masculin principal, tenu par Pierce Brosnan dans le film. C’est la troisième fois que je travaille avec Serge Postigo (metteur en scène de «Mamma Mia!», NDLR). C’est un spectacle hallucinant, le plus gros jamais présenté par Juste pour rire. C’est colossal! Je suis aussi un enquêteur dans «District 31». J’ai la chance de faire une «bonne» police. Quand on me reconnaît à l’épicerie, on ne m’engueule pas trop. (rires) Cette notoriété est nouvelle pour moi. Je me trouve chanceux de faire partie de cette équipe. Je suis aussi du long métrage «X-Men», qui est actuellement à l’affiche.

À quel moment avez-vous su que vous vouliez devenir acteur?

Je me souviens d’avoir assisté à des répétitions à l’âge de quatre ans, alors que ma mère faisait partie d’une production de théâtre communautaire. J’imagine qu’elle n’avait pas de gardienne! J’ai eu la piqûre très jeune. Adolescent, je faisais de l’improvisation et du théâtre. J’ai commencé à jouer professionnellement à l’âge de 16 ans, en Outaouais, avant même de faire l’école de théâtre. J’ai déménagé à Montréal à l’âge de 20 ans, soit après avoir fait mon université en théâtre à Ottawa. Lorsque j’ai été accepté à l’École nationale, j’avais déjà un bac de l’Université d’Ottawa. J’ai donc refait quatre ans d’études. Quand je suis sorti de l’école, je cumulais huit ans d’études dans le domaine! Je fais aussi beaucoup de doublage. Je me trouve chanceux, mais je touche du bois; dans ce métier, on ne sait jamais.

Avez-vous déjà eu un plan B?

À l’école, j’étais un passionné de mathématiques et de sciences. Au secondaire, j’ai dû faire un choix. J’ai réussi à être exempté de mon cours d’anglais parce que j’étais parfaitement bilingue, ce qui m’a permis de faire du théâtre, des maths et des sciences. J’ai un frère qui est ingénieur; il m’arrive de l’envier un peu. À Noël, les gens me font parler de théâtre et, moi, je questionne mon frère sur ses portes de train et son système de roues! Chez nous, il y a beaucoup de talent. À Noël, ça chante toujours. Plusieurs membres de ma famille ont la fibre artistique.

Comment vos parents ont-ils réagi à votre choix de carrière?

Ma mère m’a toujours soutenu, appuyé, encouragé. Elle était fière de moi. Lorsque j’étais enfant, je voulais devenir éboueur. Lorsque j’ai annoncé que j’allais devenir acteur, elle m’a demandé avec humour: «Es-tu certain de ne pas vouloir devenir vidangeur?» (rires) Ma mère a travaillé comme traductrice-réviseure toute sa vie, mais elle a une âme d’artiste.

Votre père est-il un artiste?

Mon père était peintre amateur, mais il n’a jamais fait carrière dans le domaine. C’est étonnant, car mon histoire ressemble à celle de «Mamma Mia!». J’ai connu mon père lorsque j’avais 20 ans. Je savais qui il était, mais il n’était pas dans ma vie. À 20 ans, je suis allé à sa rencontre. Ça s’est bien passé, et nous sommes en contact aujourd’hui. Je suis très proche de mes demi-frères, de ma demi-sœur, de mes tantes et oncles du côté de mon père. Je ressemble beaucoup à mon père physiquement et sur le plan du caractère. J’aime voir évoluer le personnage de Sophie dans «Mamma Mia!», car j’ai moi-même vécu cette quête.

Qu’est-ce qui vous passionne en dehors du travail?

Quand c’est possible, je vais voir des spectacles à New York, Londres ou Paris. Avant même d’être un acteur, je suis un spectateur: j’aime me faire raconter une histoire. Je vais aussi dans les musées, à l’opéra, aux spectacles de danse. Ça me fait évoluer en tant qu’artiste. J’aime aussi me tenir en forme: je fais de la course, du vélo, de la natation.

Pour plus d’informations sur la pièce «Mamma Mia!»: hahaha.com.

Son patronyme

Si vous pensez que ArchamBaudoin est un nom d’artiste, détrompez-vous! «Mon père s’appelle Archambault, ma mère, Beaudoin, nous dit Eloi. Lorsque je suis né, mes parents ont fusionné leurs noms de famille. À l’époque, il n’y avait pas de loi à ce sujet. Mon patronyme est donc passé sous le radar de l’administration, et c’est devenu mon nom légal...»