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EN IMAGES | Des costumes fous, fous, fous au Comiccon de Montréal

Étienne Paré | Agence QMI

 - Agence QMI

Pour une 11e année, quelques milliers de personnes costumées, toutes plus extravagantes les unes que les autres, envahissent le centre-ville pour le Comiccon de Montréal ce week-end.

Malgré la chaleur accablante qui plombait Montréal samedi, les adeptes de «cosplay» se sont présentés au Palais des congrès, accoutrés de maquillages flamboyants, de perruques hautes en couleur et de masques encombrants.

Pour leur déguisement, certains ont laissé libre cours à leur imagination. D’autres se sont inspirés de leur film fétiche ou de leur bande dessinée préférée.

Jusqu’à dimanche, les personnages de «Star Wars» côtoient les superhéros de Marvel et les mangas japonais.

«Il y a toutes sortes d’événements pour les différents types de "cosplay", mais le Comiccon est le seul qui rassemble tous les personnages», a expliqué le porte-parole de l’événement, Jason Rockman.

Vedettes internationales

Cette année encore, différentes vedettes internationales sont de passage pour signer des autographes, notamment le combattant québécois Georges St-Pierre et les acteurs Tom Felton, de la saga «Harry Potter», et Elijah Wood, de la trilogie «Le seigneur des anneaux».

«Il y a trois générations différentes qui me parlent de Hulk et qui ont été touchées par mon travail», s’est étonné l’acteur Lou Ferrigno devant la caméra de TVA Nouvelles, entre deux dédicaces.

Retomber en enfance

Un kiosque pour souligner le 35e anniversaire de la sortie du film culte «Ghostbusters» a également fait courir les foules.

«C’est tellement un film qui a marqué mon enfance. Encore aujourd’hui, c’est très drôle», a confié Steven Ouellet, un habitué du Comiccon, mais qui tenait particulièrement à faire le déplacement depuis la Beauce cette année.

Il n’est pas le seul à être retombé en enfance durant le Comiccon.

«J’ai toujours adoré l’Halloween. Depuis que j’ai découvert le Comiccon, j’ai l’impression que je peux enfin m’exprimer. Être une autre personne pour une journée ou deux, ça me donne de l’énergie pour le reste de l’année», a lancé Carmen St-Onge.

«Le reste de l’année», elle travaille dans une usine de soudure dans la région de Québec, mais ce week-end, elle s’est transformée en reine de l’épouvante avec sa grande robe noire et son maquillage ténébreux, un ensemble parfaitement assorti à celui de son conjoint qui partage la même passion qu’elle.

De leur propre aveu, ce passe-temps leur coûte quelques centaines de dollars par année. Parfois, la facture dépasse même les quatre chiffres.

Un esprit de groupe

Le «cosplay» n’est pas un loisir abordable, mais le jeu en vaut la chandelle, a assuré Julie Héon, qui a même arrêté de fumer pour pouvoir se payer des costumes à la hauteur de sa démesure.

«Il y a vraiment un esprit de communauté. Depuis trois ans, je me suis fait plein de nouveaux amis. On s’entraide beaucoup pour améliorer nos costumes. Personne ne se fait juger ici», a raconté celle qui est une chasseuse de zombie jusqu’à dimanche soir.

Toute cette fantaisie attire bien entendu aussi les curieux.

L’an dernier, près de 60 000 personnes en tout avaient participé à l’événement. L’organisation s’attend à dépasser ce chiffre cette année.