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Julie Ringuette : «Sam est un bébé facile!»

Patrick Delisle-Crevier | Agence QMI

Courtoisie

Il y a tout juste un an, Julie Ringuette donnait naissance à la petite Sam, son premier enfant. Celle qui prévoyait profiter d’un long congé de maternité n’a finalement jamais arrêté de travailler, ou presque. Elle revient sur son année un peu folle, durant laquelle elle a appris, avec son conjoint, Pascal Morrissette, à concilier travail et famille.

Julie, on peut te voir en tant que chroniqueuse à «Sucré salé» cet été. Qu’est-ce qui t’a amenée à accepter ce projet?

Je reçois beaucoup d’offres pour faire de l’animation. Dans le cas de «Sucré salé», c’est une émission que je regarde depuis longtemps, alors ça m’allumait de faire ça. J’aime l’idée de poser des questions aux gens, de faire des reportages à l’extérieur...

Tu as accouché d’une petite fille, Sam, il y a un an, mais ton congé de maternité ne s’est pas du tout déroulé comme prévu. Qu’est-il arrivé?

Contrairement à ce que j’avais prévu, je n’ai jamais arrêté de travailler. Ç’a passé tellement vite! Si c’était à refaire, j’en profiterais vraiment et je ne ferais rien d’autre que de rester à la maison avec mon enfant. Mais je suis une fille qui est incapable de refuser quoi que ce soit, parce que je suis passionnée par mon métier. Cela dit, grâce à l’émission «À nous 2 Canada!», qui sera diffusée à Évasion cet automne, Pascal et moi avons l’occasion de voyager à travers le Canada avec notre fille. C’est une merveilleuse expérience, même si c’est parfois difficile.

Que retiens-tu de ta première année en tant que mère?

Beaucoup de choses. Je suis une personne énergique, mon mari aussi, et heureusement que nous sommes ainsi car, autrement, je ne crois pas que nous aurions passé au travers. Ça nous a demandé beaucoup d’énergie pour arriver à tout faire, et je dirais même que j’ai poussé ma limite un peu trop loin. Disons que, si c’était à refaire, je travaillerais moins.

Quand as-tu réalisé que tu avais atteint ta limite?

En ce moment, quand je constate que ma fille marche, qu’elle a déjà six dents et que je n’ai rien vu passer. En plus, tout le monde m’avait dit d’en profiter parce que ça allait passer vite. J’ai fait à ma tête et je le regrette un peu. Mais, bon... Ma fille a pris 12 fois l’avion. Elle a un an et elle a déjà fait le tour du Canada. C’est dommage de savoir qu’elle ne s’en souviendra pas! (rires) Par contre, ma fille est une voyageuse incroyable! C’est un bébé facile, même si ses parents n’ont aucune routine. Je me suis d’ailleurs parfois sentie coupable parce que ma fille ne dormait pas dans son lit chaque soir à la même heure.

À la fin de l’année, tu seras de retour sur scène dans la pièce «2019 revue et corrigée». Qu’est-ce qui a motivé ton retour après un an d’absence?

L’année dernière, je n’ai pas participé à la revue parce que j’avais beaucoup tourné pour la télévision pendant ma grossesse et j’étais épuisée! Faire cette rétrospective de fin d’année, ça représente sept spectacles par semaine pendant lesquels on joue, on chante et on danse. Et il y a beaucoup de textes à apprendre! J’avais aussi envie de passer le premier Noël de ma fille tranquille, à la maison. C’est donc mon amie Joëlle Lanctôt qui m’a remplacée. Mais le soir de la première médiatique, j’étais dans la salle et je me mordais les doigts d’avoir refusé. C’était tellement bon! J’ai donc eu envie de revenir cette année. Et comme Joëlle ne pouvait pas y participer, me voilà de retour!

Tu as dit que Pascal et toi êtes deux bombes d’énergie. Votre fille est-elle comme vous?

Oh que oui! Parfois, elle se met à ramper et à grimper partout. On pourrait croire que je l’ai eue avec Guillaume Lemay-Thivierge! (rires) Sam a de l’énergie à revendre; elle est toujours de bonne humeur et elle sourit constamment à tout le monde.

Qu’est-ce que le fait de devenir maman a changé en toi?

Beaucoup de choses. C’est drôle, parce qu’à la base, je ne voulais pas d’enfant. Je ne voulais pas non plus me marier ni avoir de maison. Je voulais surtout une carrière. Si je pouvais reparler à la Julie que j’étais à l’époque, je lui dirais de se «déniaiser», que d’avoir des enfants, c’est la plus belle chose dans la vie! J’en aurais peut-être même eu deux ou trois de plus. J’ai réalisé que, quand je vais mourir, personne ne va se rappeler que j’ai joué dans «Ruptures». Mais ma fille, elle, va rester.

Est-ce ton conjoint qui a provoqué ce changement chez toi?

Oui. Il m’a amenée à avoir tout ce que je ne voulais pas il y a cinq ans. Mon amoureux est convaincant, et je savais que c’était très important pour lui d’être papa et de fonder une famille. Puis, à 35 ans, mon médecin m’a annoncé que je n’étais pas très fertile et que j’aurais besoin d’un coup de main pour tomber enceinte. Ç’a fait en sorte que je me suis posé beaucoup de questions. En discutant avec mon chum, j’ai réalisé que j’étais peut-être en train de passer à côté de quelque chose, simplement pour le travail. Me faire dire que je ne pourrais peut-être pas avoir d’enfant m’a fait réaliser que j’en voulais. Ça m’a «brassée» et bousculée. J’ai dû aller en clinique de fertilité pour avoir Sam. Ç’a été difficile, mais j’ai été chanceuse: après trois semaines de traitements, j’étais enceinte.

Voulez-vous un deuxième enfant?

Oui, j’aimerais ça, mais je n’ai plus 30 ans, et ma fille, Sam, est très active. Je ne ferme pas la porte à cette possibilité, mais, pour le moment, je veux juste essayer de dormir huit heures par nuit, de faire mon lavage et de reprendre un rythme de vie normal avant de décider quoi que ce soit.

En terminant, comment se passe la conciliation travail-famille pour Pascal et toi?

On est devenus des machines! Chaque semaine, on regarde l’agenda familial et on appelle nos mamans si on a besoin d’aide. J’ai terminé l’allaitement alors, déjà, c’est plus facile. Et je pense que Pascal et moi, on forme une super équipe! En ce moment, je tourne dans la prochaine saison de «Ruptures», et Pascal, lui, tourne dans «Cochon dingue», en plus de travailler fort sur le gala «Juste pour ados», de Juste pour rire. C’est prenant, mais ça se passe bien, on s’arrange. Ça nous a demandé une grande réorganisation, mais il faut ce qu’il faut. Notre petite Sam nous comble de joie!

«Sucré salé», en semaine, à 18 h 30, à TVA. On verra  «À nous 2 Canada!» dès l’automne, à Évasion.  La pièce «2019 revue et corrigée» sera présentée au Théâtre du Rideau Vert, du 26 novembre au 4 janvier.