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Un déménagement qui met un terme à 320 ans d'histoire

Charel Traversy

 - Agence QMI

Les ursulines sont en processus, ces jours-ci, de déménager de leur monastère de Trois-Rivières, mettant ainsi un terme à une aventure de 320 ans.

Pour plusieurs religieuses, les adieux sont difficiles. Le monastère des ursulines a été fondé en 1697. Pendant plus de trois siècles, les religieuses, qui ont déjà été jusqu'à 150 à vivre dans leur monastère, ont dirigé et fondé de nombreuses écoles dans la région.

D'ici le 24 juillet, les 56 ursulines qui demeurent toujours au monastère auront rejoint leur nouvel espace de vie.

«On est préparé, mais on quitte le monastère. Savez-vous ce que ça peut représenter? Toute cette bâtisse qui est imprégnée de la spiritualité de celles qui nous ont précédés», a confié une ursuline à TVA Nouvelles.

Une nouvelle résidence

Les religieuses déménagent à un kilomètre du monastère, dans une nouvelle résidence pour personnes âgées située sur l'avenue des Draveurs, à proximité de l'amphithéâtre de Trois-Rivières. Leurs chambres sont déjà aménagées, tandis que la construction de l'immeuble doit être complétée avant l'automne.

Sur place, les Ursulines vont rejoindre deux autres congrégations: les Carmélites et les Filles de Jésus. Plus 160 chambres sur 300 seront occupées par des religieuses.

Ce déménagement d'envergure a nécessité deux ans de préparation. «Nous avons mis sur pied un comité de transition. C'était tout un défi. C'est 320 ans d'objets qui sont consignés, gardés et conservés à l'intérieur du monastère. Il fallait faire un tri, tout ce qui est patrimonial et ce que les ursulines pouvaient garder», a expliqué Lucie Lefebvre, coordonnatrice aux services et au bâtiment.

Du soutien psychologique

Les religieuses ont bénéficié de soutien psychologique avant le déménagement. «La préparation psychologique était aussi importante. Il y a des religieuses qui ont vécu ici plus de 60 ans dans la même bâtisse. Cela demande une préparation et un ajustement. Tranquillement, avec le temps, on assimile la décision. C'était ardu au départ, mais maintenant, c'est accepté», a raconté sœur Hélène Doucet.

En étant locataires, les ursulines départissent de tâches administratives devenues lourdes avec le temps. Une forme de soulagement pour les religieuses dont la moyenne d'âge est de 86 ans.
Rien n'est encore décidé pour l'avenir du bâtiment. Le monastère est classé site patrimonial.