/news/law

Des détails sur le meurtre d'Ophélie Martin-Cyr donnent froid dans le dos

Jonathan Roberge | TVA Nouvelles

Neuf mois après la virée meurtrière qui a coûté la vie à Ophélie Martin-Cyr, Jean-Christophe Gilbert et Steve Lamy, une série de témoins est entendue au palais de justice de Trois-Rivières où se déroule l'enquête préliminaire du présumé meurtrier René Kègle.

La journée a commencé avec le témoignage de Louise Charbonneau, une technicienne en scène de crime de la Sûreté du Québec qui a été appelée à décrire l'intervention policière du 10 octobre 2018, journée où le corps d'Ophélie Martin-Cyr a été découvert dans un champ le long du chemin de la Grande-Rivière Nord à Yamachiche.

Elle a décrit les lieux et relaté les différents éléments de preuve qui ont été découverts sur place. Une ordonnance de non-publication empêche toutefois de dévoiler davantage de détails sur le contenu de son témoignage afin de protéger la preuve pour un éventuel procès.

A ensuite témoigné Liza Boucher, la pathologiste judiciaire qui a pratiqué une autopsie de deux jours sur le corps de la jeune femme. On y a appris de quelle façon la dame a été abattue. Certains détails scabreux ont été relatés et le seront à nouveau lors du procès.

Les journalistes présents dans la salle se sont même demandé où s'arrête le droit du public à l'information. Certains détails seront assurément exclus de nos reportages tant la narration des faits donne froid dans le dos.

Le présumé complice témoignera

Une dizaine de témoins seront entendus au cours de la semaine. Parmi ceux-ci, Francis Martel, le présumé complice de René Kègle.

On entendra aussi la jeune femme qui prenait place à bord du même véhicule qu'Ophélie Martin-Cyr et qui, selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, a dû sauter d'une voiture en marche afin de sauver sa propre vie. René Kègle aurait également déchargé une arme à feu en sa direction.

Rappelons que le renvoi à procès n'a pas été contesté par la défense, mais l'enquête préliminaire se tient tout de même, sans doute pour mesurer la crédibilité des témoins.

Il reste à voir si aux termes de cette semaine, René Kègle enregistrera un plaidoyer de culpabilité ou si tout le monde se donnera rendez-vous dans quelques mois pour l'un des procès les plus médiatisés de l'année.

Dans la même catégorie