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87 autres mises à pied chez Bombardier La Pocatière

Stéphanie Gendron | Le Journal de Québec

Après un licenciement collectif de 85 travailleurs à l’usine Bombardier Transport de La Pocatière le printemps dernier, l’entreprise a annoncé mercredi à ses employés qu’elle allait en mettre à pied 87 autres en septembre.

En quelques mois à peine, l’usine du Bas-Saint-Laurent aura licencié plus de 170 employés.

Cette décision s’explique par la fin du contrat de fabrication des voitures pour le métro de New York et des trains légers sur rail de Toronto et Edmonton.

«On veut continuer de travailler, mais il n’y a pas d’ouvrage», résume un travailleur qui fait partie des employés licenciés, mais qui a requis l’anonymat.

«Il y a une bonne atmosphère de travail, on travaille dans le respect, c’est bien payé», ajoute-t-il, disant espérer être rappelé. Selon lui, certains collègues touchés préfèrent quitter, faute de stabilité.

 

Contenu local

Par ailleurs, l’imposition du seuil minimal de contenu local requis aux États-Unis passera de 65% à 70% à l’automne, ce qui nuira à l’usine de La Pocatière.

«Ça devient de plus en plus difficile pour Bombardier de tirer profit de son empreinte manufacturière partout au Canada en raison des exigences de bientôt 70% de contenu local», a dit Kaven Delarosbil, porte-parole pour Bombardier Transport.

 

L’entreprise incite donc une fois de plus les gouvernements québécois et canadien à exiger du contenu local dans de prochains contrats, au moins de 25%.

«Les États-Unis le font, les Chinois le font, partout ailleurs le font sauf nous autres. C’est qui le dindon de la farce?», questionne le travailleur.

Trouvant les nouvelles «inquiétantes», le préfet de la MRC de Kamouraska Yvon Soucy a renchéri. «Il est à souhaiter que l’engagement du premier ministre d’exiger un minimum de contenu local dans les prochains contrats financés par le gouvernement du Québec pourra permettre à l’usine de La Pocatière de se qualifier pour de prochains contrats», a-t-il dit.

En septembre, il restera un peu plus de 300 employés à l’usine de La Pocatière.

La suite du contrat de renouvellement des voitures Azur du métro de Montréal débutera à l’automne. Il est trop tôt pour savoir si des employés seront rappelés.

Thunder Bay

Pendant ce temps, environ 550 employés de l'usine de train de Bombardier situé à Thunder Bay, au nord du lac Supérieur en Ontario, perdront leur emploi d'ici la fin de l'année.

Déjà, en juin, l'entreprise avait évoqué que des coupes d'emplois pourraient survenir, puisque les employés se retrouveront à court de travail avec la fin des contrats pour produire des voitures de tramway et des trains de passagers à deux étages pour le système de transport en commun de Toronto.

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