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Démolition contestée à Hampstead

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le maire de Hampstead fait encore parler de lui. William Steinberg, connu pour ses déclarations sur le «nettoyage ethnique» en lien avec la loi sur la laïcité du gouvernement Legault, et son administration se voient, cette fois, confrontés à la grogne de dizaines de locataires du chemin de la Côte-Saint-Luc dont les immeubles sont visés par la démolition et la reconstruction de la part du promoteur.

Martin Leblanc, citoyen d’Hampstead, est touché par les modifications que la Ville a apportées aux règlements. Il estime que cela risque d’affecter la qualité de vie de tous les résidents et de changer la ville.

«Hampstead est un des rares exemples de cité-jardin au Québec, indique M. Leblanc. Sa planification initiale avait fait l’objet d’une attention particulière. On le constate facilement en se promenant dans le vieux Hampstead par la qualité des végétaux, le parcours des rues et par les typologies d’architecture.»

Selon lui, les changements que la Ville a faits ouvrent la porte aux développeurs, leur permettant de faire «n’importe quoi» à l’entrée même de la ville.

Cependant, rien m.est encore coulé dans le béton a tenu à souligner, mercredi, le greffier de la Ville, Me Pierre Tapp, en entrevue à TVA Nouvelles.

«Nous avons rencontré les locataires à plusieurs reprises. La décision du conseil municipal en lien avec ce projet n’a pas été prise en catimini. Il y a des avis légaux qui ont été publiés sur un site web. Le promoteur a aussi fait parvenir des lettres aux citoyens concernés. Il y a eu une première rencontre en juillet entre le comité de démolition et le promoteur. Ce dernier doit refaire ses devoirs, car la Ville estime que ce que l’entrepreneur offre aux locataires n’est pas suffisant», a expliqué M. Tapp.

Ainsi, le 15 juillet prochain à 19h, le comité de démolition va rendre sa décision. Et peu importe sa décision, dans les 30 jours suivants, les citoyens pourront faire appel au conseil municipal.

«Si le conseil soutient encore le projet, il y a signature de pétition visant à réclamer la tenue d’un registre dans les zones concernées. S’il y a suffisamment de signatures, il y aura un référendum. C’est la population de Hampstead qui prendra la décision finale et non le conseil», a poursuivi le greffier.

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