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Le taux directeur demeure inchangé à 1,75 %

Agence QMI

La Banque du Canada a annoncé mercredi qu’elle maintient son taux directeur à 1,75 %, une décision qui n’a surpris aucun observateur alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ne s’essoufflent pas, de même que les tiraillements entre le Canada et le géant chinois.

«Les données récentes montrent que la croissance de l’économie canadienne est en train de retourner à son potentiel, mentionne la Banque, par communiqué. Cependant, les perspectives sont assombries par les tensions commerciales persistantes. Compte tenu de ces éléments, le degré de détente monétaire qu’offre le taux directeur actuel demeure approprié.»

La banque centrale soutient que les conflits internationaux «freinent l’activité manufacturière et les investissements des entreprises, et poussent les prix des produits de base à la baisse».

Elle croit toutefois que les «conditions financières mondiales se sont assouplies substantiellement», les banques centrales aux États-Unis et en Europe ayant fait savoir qu’elles sont prêtes à «mener une politique monétaire plus expansionniste».

De plus, de nouvelles mesures de relance ont été mises en œuvre en Chine, indique-t-on.

«La Banque s’attend maintenant à ce que la croissance du PIB mondial atteigne 3 % en 2019 et se renforce pour avoisiner 3,25 % en 2020 et en 2021, la croissance de l’économie américaine ralentissant pour s’établir à un rythme proche de son potentiel. Une escalade des conflits commerciaux demeure le plus grand risque à la baisse pour les perspectives mondiales et canadiennes», écrit la Banque.

Près de son potentiel

En ce qui a trait à l’économie canadienne, la croissance «retourne autour de son potentiel, comme on s’y attendait», précise la banque centrale, en disant que la croissance a été plus marquée au deuxième trimestre et que «la consommation est soutenue par un marché du travail sain».

La Banque du Canada indique, parmi les autres points positifs pour l’économie canadienne, que le marché du logement se stabilise, que les taux hypothécaires baissent, que les exportations ont «rebondi» au deuxième trimestre «et croîtront à un rythme modéré, la demande étrangère continuant d’augmenter. Cependant, les conflits commerciaux et les problèmes de compétitivité continus pèsent sur les perspectives des échanges et des investissements».

La croissance du PIB réel devrait se chiffrer en moyenne à 1,3 % en 2019 et à environ 2 % en 2020 et en 2021, croit la Banque du Canada.

La prochaine mise à jour du taux cible du financement à un jour se fera à la rentrée automnale, le 4 septembre prochain.