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Oubliée par le personnel médical, elle accouche seule à l’hôpital

TVA Nouvelles

Asian Pregnant Woman patient is on drip receiving a saline solution on bed VIP room at hospital.

mikumistock - stock.adobe.com

Une enquête interne a été ouverte dans un hôpital de Lyon dans le sud de la France après qu’une femme eut accouché sans aucune aide du personnel médical.

Les faits ont eu lieu le 7 juin dernier, mais ont été révélés cette semaine par le quotidien régional «Le Progrès».

Ce jour-là, Coline se présente à la maternité du centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc vers 5h30 pour accoucher de son deuxième enfant.

La jeune femme de 30 ans est installée une heure plus tard en salle d’accouchement.

Elle indique alors à une sage-femme que les contractions se rapprochent.

Cette dernière lui dit qu’elle va chercher l’anesthésiste pour qu’il effectue une épidurale pour la soulager.

Personne ne reviendra aider la mère de famille qui se retrouve alors seule dans la pièce, sans aucun accès à une sonnette d’alarme.

Son conjoint se trouvait pendant ce temps-là dans la salle d’attente, comme le personnel lui avait conseillé.

«Il était tout près, en salle d’attente, mais il a respecté la consigne. On lui a dit qu’on me posait une épidurale et que l’anesthésiste préférait que le papa n’y assiste pas. Donc il a attendu, jusqu’à ce qu’on vienne le chercher pour lui dire "votre fille est née"», a raconté la jeune femme.

Malgré ses appels et ses hurlements, Coline ne sera pas entendue par le personnel soignant et accouche seule d’une petite fille prénommée Lou vers 7h30.

La femme trouve la force quelques minutes plus tard de se lever avec l’enfant encore attachée au cordon ombilical pour aller dans le couloir et se faire repérer, rapporte France 3.

La direction de l’hôpital a dit qu’il s’agissait d’une «situation totalement exceptionnelle et inacceptable pour les parents, mais également pour les soignants» et qu’une enquête interne était en cours.

La mère de famille a dit qu’elle ne voulait pas porter plainte, mais demande tout de même une «réparation symbolique».

«Ils ont pris des mesures pour l’avenir. Ils m’ont expliqué un certain nombre de choses faisant que ça ne pouvait pas se reproduire aujourd’hui. J’en suis satisfaite pour les futures patientes. Mais sachant que je n’accoucherai plus là, ça m’apporte assez peu de réconfort. J’espère avoir une réponse du directeur de l’établissement, de son assurance peut-être même symbolique, mais qu’il y ait une sorte de réparation. Pour l’instant j’attends toujours.»