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Le PDG d'Hydro-Québec refuse de blâmer Doug Ford

Francis Halin | Journal de Montréal

Le PDG d'Hydro-Québec Éric Martel refuse de lancer la pierre au premier ministre de l'Ontario Doug Ford qui refuse pour l'instant d'acheter de l'hydroélectricité québécoise.

« Il ne faut pas voir-là de mauvaises intentions d'un côté ou de l'autre. On a des surplus. On a des plans A, B et C. L'Ontario est un des plans. J'ai d'autres options », a laissé tomber au Journal le PDG de la société d'État, Éric Martel, en marge de l'inauguration de ses installations de la Chamouchouane-Bout-de-l'Île dans l'est de l'île-de-Montréal, jeudi matin.

Le grand patron de la société d'État réagissait aux choix du premier ministre de l'Ontario de tourner le dos à l'hydroélectricité québécoise malgré les tentatives répétées du premier ministre François Legault visant à lui vendre l'énergie québécoise.

Selon le PDG d'Hydro-Québec, l'Ontario pourrait avoir besoin de l'hydroélectricité plus tard en 2030 parce qu'ils sont en surplus à court terme.

Tracé controversé

Jeudi, le PDG d'Hydro-Québec et le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, n'ont pas manqué de saluer la mise en service de la ligne Chamouchouane-Bout-de-l'Île.

Le projet de 735 kV est le plus important dans l'axe nord-sud des 25 dernières années, a souligné la société d'État.

Rappelons qu'en 2018, un jugement de la Cour d’appel du Québec a donné raison à des citoyens de la région de Lanaudière contre le passage de la nouvelle ligne de transport de 735 kV Chamouchouane–Bout-de-l’Île, longue de 400 kilomètres, entre le Lac-Saint-Jean et Terrebonne, près de Montréal.

La société d'État avait alors répliqué en manifestant son souhait de faire escalader le dossier jusqu'en Cour suprême pour défendre son réseau.

Hydro-Québec a toujours défendu ce projet stratégique de 1,3 milliard $ de plus de 1000 pylônes.

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