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«Les pompiers sont des héros, mais s'ils continuent, ce seront des zéros»

Andy St-André | TVA Nouvelles

La tension monte d’un autre cran entre le Syndicat des pompiers et des pompières du Québec (SPQ-FTQ) et la Ville de Mercier, en Montérégie.

Le 7 juillet dernier, trois pompiers de la municipalité ont choisi de dénoncer publiquement un «climat de travail malsain» qui règne actuellement à la caserne.

«Il y a des situations inacceptables qui sont dénoncées par le syndicat; quand on les dénonce aux bonnes instances, soit à la direction du service incendie ou aux élus, on n’est pas écoutés, on est tassés du revers de la main», affirmait le président de la section locale de Mercier pour le SPQ-FTQ, Alexandre Bergeron-Vallée.

Le syndicat est même allé jusqu’à affirmer que la sécurité des citoyens de Mercier était compromise par le climat de travail.

Visiblement piquée au vif par certains propos, la mairesse Lise Michaud demande au syndicat de se rétracter.

«Ce que je constate actuellement, c’est que le climat de travail malsain est provoqué par les individus syndiqués et non par notre directeur. Ce que lui est en train de faire, c’est de mettre en place un mandat qui lui a été confié par les élus et la direction générale», tranche-t-elle sévèrement.

Un processus de mise en demeure a été enclenché. Le document sera envoyé au SPQ-FTQ, section locale de Mercier, au cours des prochains jours.

«Les pompiers sont des héros, mais s’ils continuent, ils vont terminer des zéros», assène la mairesse.

Style de gestion contesté

Le syndicat soutient que les façons de faire ont changé à la caserne depuis un peu plus d’un an.

En 2018, la Ville de Mercier annonçait qu’elle entreprenait «un processus d'analyse et d'optimisation des opérations» de son service incendie.

La lourde tâche de remplir ce mandat est alors confiée à un nouveau directeur, Éric Steingue.

Le nouveau patron revoit la structure de son équipe. Quatre postes de chef aux opérations à temps partiel sont notamment abolis afin d’en créer un à temps plein, des décisions prises sur le terrain sont critiquées par certains pompiers et des plaintes de harcèlement psychologique sont déposées à l’endroit de M. Steingue.

Des rencontres ont eu lieu entre le Syndicat et la Ville au cours de la dernière année. Des rencontres de courte durée, les deux parties n’étant pas sur la même longueur d’onde.

La Ville de Mercier n’exclut pas la poursuite. Elle juge que certains propos tenus par le syndicat sont «diffamatoires».

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