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Menace de grève à la Sépaq: le ministre tente de calmer le jeu

TVA Nouvelles

Les quelque 1800 employés syndiqués de la Sépaq pourraient déclencher une grève en pleines vacances de la construction, mais le ministre responsable de cette société d’État, Pierre Dufour, a tenté de calmer le jeu, jeudi.

«Pour la clientèle, comme on dit, les services de base vont être conservés, a affirmé M. Dufour. C'est sûr et certain qu'il peut y avoir certains services qui soient peut-être un peu amputés.»

Ce jeudi, les personnes et les clients visés par la grève devaient recevoir un courriel personnalisé «pour les assurer, dans le fond, de tout ce qui va être ouvert et ce qui va être offert comme services», a ajouté Jacques Caron, pdg de la Sépaq.

Six jours de négociations sont encore prévus au calendrier. Même s’il n’est pas question de dévoiler la stratégie, le ministre y est quand même allé de cette pointe à l'endroit des travailleurs.

«De prendre la population en otage, je ne sais pas si c'est une bonne stratégie, a déclaré Pierre Dufour. C'est à eux de répondre.»

Le syndicat, de son côté, se défend bien de prendre la population en otage et rejette plutôt le blâme sur le gouvernement.

«Bien, c'est un peu de leur faute, accuse Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Puis, là-dessus, de nous avoir déposé les offres à la dernière minute, c'est un petit peu ce à quoi ils devaient s'attendre aussi. C'est le seul moyen qu'on a de s'exprimer à travers des moyens de pression pour que les gens nous prennent au sérieux à ce moment-là.»

S'ils ne s'entendent pas, 300 employés tomberont en grève le 17 juillet, puis 1500 le 20 juillet.

En 2014, les négociations entre la Sépaq et ses employés avaient duré 16 mois et s'étaient conclues après quelques journées de grève, en pleine saison de la chasse.

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