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Un éducateur coupable de voies de fait sur un bambin

Nicolas Saillant | Journal de Québec

GRACIEUSETÉ

L’éducateur qui a «brassé» avec intensité un bébé dans une garderie de Vanier a été reconnu coupable de voies de fait par la juge qui n’a pas cru sa version des faits.

En se rendant reconduire son enfant à la garderie Reine des Glaces, Lorriève Giguère-Lévesque a vu, en novembre 2017, une scène « traumatisante » en regardant par la fenêtre d’un des locaux.

Selon ce qu’elle a témoigné en cour, l’éducateur Maxime Michaud-Ste-Marie avait alors saisi un petit garçon de 30 mois par les biceps pour le «brasser» d’avant et d’arrière, à tel point que la tête de l’enfant frappait son dos puis son thorax.

Différente version

Devant cette scène, la mère a immédiatement interpellé les supérieurs de l’éducateur, qui l’ont suspendu, puis congédié. Or, l’accusé avait une version complètement différente de la scène.

Il affirme plutôt que trois enfants, dont la victime, avaient pris des carrés de tapis mousse pour les lancer.

Devant le manque d’écoute de la victime, Michaud-Ste-Marie l’aurait pris par les bras pour lui demander avec calme d’arrêter son jeu dangereux. Les mouvements de la tête étaient attribuables au fait que l’enfant acquiesçait, selon l’homme de 42 ans.

«Pas cohérent»

La juge Johanne Roy n’a pas accordé beaucoup de crédibilité au témoignage de Michaud-Ste-Marie qui « ajustait » son discours selon la preuve.

Ses explications ne «collent pas à la réalité», a-t-elle dit.

L’accusé a affirmé qu’il n’était pas «fâché» lors de l’événement, mais «contrarié».

«Comment un éducateur en garderie peut être contrarié par un [enfant] qui lance deux carrés de tapis mousse?» a dit la juge.

Quant à la réaction du garçon, elle ne concordait pas à celle décrite par l’accusé. «On ne fait pas de oui en touchant sa nuque à l’arrière.»

Au contraire, le témoignage de Lorriève Giguère-Lévesque était «fiable» et «sans animosité» envers l’accusé.

Maxime Michaud-Ste-Marie a donc été déclaré coupable de voies de fait sur un enfant. Il reviendra en octobre pour recevoir sa sentence.

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