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Des animaleries contestent judiciairement le règlement animalier de Montréal

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le règlement animalier de l'administration de Valérie Plante est confronté officiellement à une première contestation judiciaire selon ce que TVA Nouvelles a appris.

La procédure judiciaire a été déposée à la cour jeudi par l’avocat Yves Pepin.

Me Pepin représente de nombreux propriétaires d'animaleries. Ces derniers demandent au tribunal d’invalider les articles 22 et 23 du règlement.

Les animaleries sont en effet obligées depuis le 1er juillet de s’approvisionner en chats, chiens et lapins auprès de refuges ou de cliniques vétérinaires.

«On voit qu’il y a beaucoup d’animaux dans nos refuges. Nous voulons encourager les gens à aller prendre des animaux déjà abandonnés dans les refuges. C’est une partie de notre stratégie», explique le conseiller municipal, Craig Sauvé.

«Avec les refuges, il y a déjà un filtre qui se fait pour savoir si l’animal a des problèmes d’agressivité ou non.»

Les animaleries s’approvisionnaient jusqu’à tout récemment auprès d'éleveurs réputés qui offraient selon eux une grande variété d'animaux de compagnies de races.

Me Pepin craint que ses clients soient confrontés à des choix restreints ou carrément à une pénurie d’animaux qui leur conviennent dans les refuges.

«Il en manque déjà. Le Centre d’animaux Nature qui fait partie du regroupement ne s’approvisionne déjà que dans les refuges pour ses chiens et ses chats. Ils sont obligés d’aller avec la SPCA de la Côte-Nord pour en avoir. Il y a certaines places où il n’y en a pas suffisamment. C’est illogique et ridicule», explique Me Pepin.