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Des mesures pour retenir les travailleurs expérimentés au travail

Agence QMI

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Laura - stock.adobe.com

Le gouvernement Legault a ajouté une autre mesure vendredi pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qui affecte plusieurs secteurs d’activité aux quatre coins de la province.

Une somme de 2,7 millions $ est ainsi investie pour rendre les milieux de travail plus attrayants pour les travailleurs d’expérience.

C’est le ministre du Travail, Jean Boulet, qui en a fait l’annonce lors de son passage à Saint-Jérôme, dans les Laurentides, dans le cadre de sa tournée des régions.

Selon Québec, la nouvelle mesure va permettre aux entreprises de couvrir 85 % des «coûts liés à l'élaboration de moyens facilitant l'embauche et le maintien en emploi, notamment la prolongation de la vie professionnelle des travailleurs expérimentés», a-t-on précisé, par communiqué.

Parmi les mesures possibles évoquées par le gouvernement caquiste, citons l’adaptation des processus d'attraction et d'embauche, comme la révision des stratégies de recrutement et des approches pour les entrevues ou encore la conciliation travail-vie personnelle ainsi que le recours à la retraite progressive.

L’investissement dévoilé vendredi s’ajoute au crédit d’impôt pour la prolongation de carrière annoncé ce printemps. Un autre crédit d’impôt est en vigueur et vise la réduction des charges québécoises sur la masse salariale pour les travailleurs de 60 ans et plus.

«Un rattrapage du taux d'emploi des 60 ans et plus permettrait aux entreprises de bénéficier de la présence de 89 000 travailleurs supplémentaires sur le marché du travail québécois pour pourvoir les postes disponibles», a-t-on mentionné, en indiquant que près de 900 000 personnes de 55 ans et plus travaillaient au Québec en 2018.

«Pour faire face à la rareté de la main-d'œuvre, nos entreprises doivent revoir leurs façons de faire. Afin d'y arriver, elles ont intérêt à s'ouvrir aux travailleurs expérimentés qui souhaitent continuer de mettre à profit leur savoir-faire tout en bénéficiant de conditions répondant davantage à leurs besoins», a dit le ministre Boulet.

Quelques chiffres

La durée moyenne du chômage est plus élevée chez les travailleurs expérimentés que chez les plus jeunes: en 2018, elle était de 18,6 semaines chez les 25 à 54 ans, de 29,8 semaines chez les 55 à 64 ans et de 34,1 semaines chez les 65 ans et plus

Le taux d'emploi des personnes âgées de 60 à 64 ans en 2018 (48,5 %) et celui des 65 ans et plus (10,3 %) au Québec accusaient un retard par rapport à ceux de l'Ontario (respectivement 54,8 % et 13,7 %) et du Canada (53,1 % et 13,4 %)