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Le plaisir renouvelé de Mes Aïeux

Sandra Godin | Le Journal de Québec

PHOTO CHANTAL POIRIER

Mes Aïeux annonçait son retour juste avant l’été, après six ans d’absence sur scène. Le Journal a ­rencontré le groupe au Festival de la chanson de Tadoussac, alors qu’il avait deux spectacles au ­compteur qui lui ont permis de constater que le plaisir de jouer est encore intact.

« Je me suis rendu compte que je m’étais ennuyé de la scène plus que je pensais », laisse tomber Stéphane Archambault.

Mes Aïeux jouera demanche à place George-V en même temps que le doublé attendu Blink-182 et The Offspring sur les Plaines. « On a déjà joué au Pigeonnier avec Plume, en même temps que ZZ Top, et on pensait qu’il n’allait y avoir personne. C’était malade », s’est rappelé Frédéric Giroux.

Le groupe a passé deux mois à répéter dans le sous-sol de Stéphane Archambault pour peaufiner le spectacle et créer de nouveaux arrangements.

« Après autant de temps, on était émotionnellement détachés des versions de base qu’on a composées, raconte Frédéric Giroux. On était ouverts à faire autre chose avec nos chansons, pour donner du nouveau au public. On a aussi fait une nouvelle intro. Il faut que le show, ce soit un happening. »

Des défis

Impossible de soutirer la moindre information quant à la reformation officielle du groupe et la possibilité d’enregistrer du nouveau matériel. Il veut laisser passer leurs concerts estivaux avant de se faire une tête quant à un éventuel retour.

L’industrie de la musique évolue à vitesse grand V, et il y en a eu des bouleversements en à peine six ans. Si le groupe effectue officiellement un retour, il aura assurément à faire face aux défis, soutient Stéphane Archambault, même si la réputation de la formation est déjà faite.

« On n’a même jamais sorti une chanson en streaming. Notre premier album, il est sorti en cassette », évoque en riant la violoniste et chanteuse Marie-Hélène Fortin.

Les membres de Mes Aïeux sont conscients qu’ils reviennent dans une industrie où ils devront se familiariser, entre autres, avec les réseaux sociaux et les nouvelles façons de faire. « On va devoir s’ajuster si on a des projets, c’est certain », concède Stéphane Archambault. On n’a même pas le réflexe des réseaux sociaux. »

Mais pas de doute, le plaisir devrait prendre le dessus. « On vit le moment présent, et là, le moment présent, il est le fun en “crisse” », lance Frédéric Giroux.